Oran - Revue de Presse

Benchiha Nacer (entraîneur)



«Les responsables de la débâcle sont connus»Avec un parcours, pour le moins que l’on puisse dire, assez satisfaisant, dans sa jeune carrière d’entraîneur, l’enfant emblématique de M’dina Jdida, Benchiha Nacer, au hasard d’une rencontre, a bien voulu revenir en arrière pour faire un bilan et, bien sûr, parler, avec sa franchise habituelle, de ces petites choses qui, à force, freinent le développement du sport. Suivons-le. V.O: D’après vous Nacer, quelles sont les raisons du marasme de notre sport, en général, et le football, particulièrement? N.Benchiha: Ecoutez, les raisons sont toutes simples et claires comme l’eau de roche à commencer par la ville d’Oran. Qu’a donc apporté de concret le DJS sur le plan sportif pour Oran, pendant son long règne ? Je peux m’avancer à dire qu’il n’a absolument rien fait... si ce n’est précipiter la chute du sport et pour preuve, les dernières festivités du 5 juillet. Alors que partout, en Algérie, on a fêté, comme il se doit, cette journée mémorable de l’Indépendance et de la jeunesse, nous autres, à Oran, on s’est contenté de faire de la figuration. Cela dit, même les Oranais sont complices de cet état de fait. Les uns, parce qu’ils ont droit à être à table pour goûter à la tarte aux cerises, les autres, permettez l’expression, sont des lâches. Dieu merci, avec l’arrivée de M. Guidoum au ministère de la Jeunesse et des Sports, les choses commencent à bouger, un petit peu. En témoignent les récentes mesures prises par M. Nebbouchi, conseiller au ministère, au CREPS de Aïn El-Türck. C’est cela, tout court, les aléas de notre sport. - Revenons si vous le permettez sur votre carrière d’entraîneur. Que pouvez-vous nous dire? - Ils sont rares, les gens qui savent que je suis détenteur d’une coupe arabe avec les «Hamraoua» et que les Bradja, Ouamane, Serradj, Chaïb, entres autres, c’est encore moi qui les ai mis dans le bain. On m’a toujours considéré comme un rebelle pour la simple raison que je n’ai pas pu courber l’échine et que j’ai toujours dit ce que je considère comme étant juste. C’est peut être cela ma... tare. De toute façon, ce n’est pas aujourd’hui, que je vais changer de cap. El Hamdoullah, j’ai prouvé de quoi je suis capable et seul le travail payera, tôt au tard. Pour le moment, je suis en pourparlers avec le CAP, le CRB Sidi Ali et l’ES Mostaganem. Je ne me suis pas encore décidé, je suis en train d’étudier toutes les propositions. En tous cas, une chose est sûre, je serais encore présent pour la saison 2006/2007, sur les terrains, Inchallah. - Et pour conclure, que pouvez-vous nous dire? - En dépit de tout ce marasme, je reste optimiste quant à l’avenir de notre sport avec l’arrivée de M. Guidoum et ses conseillers dont Karim Maroc que je salue au passage. Les nouvelles décisions, en tous les cas, le prouvent. Espérons que cette nouvelle équipe arrivera à dépoussiérer le climat qui règne actuellement. Nous sommes prêts et tout à fait disponibles à apporter notre contribution bénévolement dans le but d’assainir notre pays et lui donner l’image qui lui sied et enfin je remercie «La voix de l’Oranie».
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