Oran - Revue de Presse

Benaouda Belghoul à la Voix de l’Oranie



«Oran doit redevenir le pôle culturel qu’elle a toujours été» Benaouda Belghoul, est un universitaire connu pour avoir initié la création d’une association culturelle algéro-suisse «Harmonie» et néanmoins fondateur du festival des cinémas Arabes de Genève. Natif de Relizane, Benaouda Belghoul est connu également dans la vie politique genevoise en tant que militant écologiste. Invité par Lakhdar Hamina, lors de ce festival International du film arabe à Oran pour non seulement rencontrer le monde du cinéma mais aussi pour créer des passerelles entre les cinéastes arabes. Il avoue être attentif à l’image de l’Algérie en territoire helvétique. La Voix de l’Oranie: Vous êtes connu pour avoir contribué à soigner l’image de l’Algérie en général et de l’Arabe en particulier, c’est en soi un apport noble. Aussi, nous voudrions savoir quel lien feriez-vous pour créer un lien de partenariat entre le festival d’Oran et celui de Genève? Benaouda Beghoul: Nous avons trouvé cette initiative fort louable et constructive malgré les douleurs de sa naissance... Aussi, nous avons jugé nécessaire d’établir des liens entre l’Europe et l’Algérie, plus particulièrement avec l’Oranie dans la mesure où tout est concentré sur la capitale, Alger. -Comment? -Notre but est d’ouvrir une fenêtre pour le cinéma algérien et permettre aussi la création de réseaux entre les différentes actions du cinéma. Bref briser l’isolement dans lequel le cinéma a été longtemps confiné. -Pourriez-vous être plus explicite ?... -Par exemple, l’ouverture du festival de Genève se fera avec la projection du court-métrage algérien «El Bab», de Yasmine Chouikh qui sera notre invitée du 13 au 21 octobre prochain. Je dois préciser que Yasmine Chouikh est la fille de Mohamed Chouikh, grand cinéaste algérien qui a réalisé entre autres récemment «Douar N’sa». Et même la mère de Chouikh, elle a réalisé le film «Rachida» qui a connu, est-il utile de le rappeler, un succès mondial dans les différents festivals. La fille Chouikh, quant à elle vient de réaliser son premier court- métrage sur le confinement des femmes à l’intérieur des maisons. -Justement c’est un film qui a été révélé au festival du film arabe d’Oran. -Tout à fait. Yasmine Chouikh est une femme qui symbolise l’émergence de la nouvelle génération de cinéastes. -Les artistes algériens ont toujours été relégués à l’arrière-plan lors des différents festivals Européens. A votre avis, quelles sont les raisons de cette forme de verrouillage? -L’une de nos difficultés, c’est que certains nostalgiques n’ont pas fait le deuil de l’Algérie Française. Forcément, il y a des intellectuels algériens qui sont malheureusement victimes d’un traitement sélectif et tout cela pour des raisons connues. C’est malheureusement cette difficulté qui participe à la persistance de ce blocage. Dans le même gabarit, on est toujours dans le syndrome de Carthage parce que cette dernière a osé défier la Rome éternelle. Bien que les victimes de ce traitement sélectif aient fait preuve de grands moyens d’expression et d’un immense talent tels que Yasmina Khadra qui est l’un des francophones les plus édités dans le monde. On peut en citer bien d’autres comme Sellal, Dilem, Amia Djelloul, Khaled, Blaoui et bien entendu d’autres enfants d’Oran qui ont fait connaître la musique algérienne de par le monde. Je voudrais dire un mot: Que les autorités locales de la wilaya d’Oran mettent les moyens pour faire émerger de nouveaux talents pour permettre à El Bahia de redevenir le pôle culturel qu’elle a toujours été.   Entretien réalisé par Bensalem B.
je suis d'accord mais ce n'est plus comme avant
BELGHOUL Benaouda - enseignant - alger, Algérie

12/11/2010 - 8294

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