Les producteurs de tomate en colère
Les producteurs de tomate industrielle dans la wilaya de Béjaïa se disent « floués » par la tarification revue à la baisse du côté de leur principal client, le groupement Enajuc. Les 51 producteurs, dont les exploitations sont circonscrites dans le rayon Amizour, El Kseur, Timezrit, livrent journellement, depuis le début de la campagne, quelque 500 q à l?Enajuc d?El Kseur. Ce sont, en tout, 103 ha qui sont exploités à raison d?un rendement moyen de 250 à 300 q à l?hectare, et qui sont programmés à alimenter la conserverie. En plus de « l?attente forcée » due à la faible capacité de trituration à l?usine, les producteurs sont désagréablement surpris de se voir, après entame des livraisons, proposer le prix de cession de 5,50 DA, alors que la récolte leur a été achetée à 7 DA le kilo lors des quatre programmes précédents. Ils espéraient au moins l?application du même tarif, considération faite du prix de revient qui va sans cesse en augmentant (main-d??uvre, engrais, traitements phytosanitaires, transport... ). Les livraisons toujours en cours, la Chambre de l?agriculture de Béjaïa a pris langue avec l?Union nationale des paysans algériens (UNPA), la Chambre nationale de l?agriculture et le ministère de tutelle afin de trouver une issue médiane au négoce. Les agriculteurs, qui autant louaient l?initiative prise par leur client d?El Kseur qui - pour réduire l?attente actuelle devant le portail de l?usine - consent à transférer 36 t de tomate à Jijel, s?estiment lésés par la « décision non négociée ». Ils envisageraient de ce fait, de peur de ne pas rentrer dans leurs frais, d?abandonner ce genre de culture dans les saisons à venir. La culture de la tomate industrielle s?est déjà vu imposer, nous déclare-t-on, le seuil minimum de plantation au regard de la faible importance d?enlèvement, due à son tour à la faible capacité de production des conserveries.L?intensification pourrait être encouragée naturellement par l?incitation à l?exportation, mais là, en dépit de la mise en place d?un organisme national chargé de la promotion du commerce extérieur, l?Algex, M. Iskounène, président de la Chambre d?agriculture de Béjaïa, dénonce l?assujettissement à des normes contraignantes « alors que la norme Bio peut être décernée à nos produits les yeux fermés ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : R. Oussada
Source : www.elwatan.com