En dépit des succès probants obtenus récemment par l'équipe nationale, Halilhodzic poursuit son 'uvre de reconstruction d'un nouveau groupe. Exigeant envers lui-même et envers les sélectionnés, il n'a pas caché qu'il entendait procéder à quelques réaménagements au sein du onze titulaire, et notamment en défense où certains joueurs ne réunissent pas les critères requis pour ce choc. Aussi, il a titularisé l'expérimenté et athlétique Bougherra afin de faire face à l'impact physique des attaquants maliens, qui étaient animés par un réel désir de se ressaisir après leur piteuse défaite face au Benin, pourtant loin d'être un foudre de guerre. Par ailleurs, il a décidé de renforcer le milieu de terrain par l'incorporation de Kadir appelé à épauler les récupérateurs Lacen et Guedioura. Adepte du jeu offensif, le technicien bosniaque a tout de même pris ses précautions face au rival considéré comme le plus dangereux pour l'Algérie dans cette passionnante course à la qualification au Mondial 2014.
Après avoir exigé une victoire, il a revu ses ambitions à la baisse, déclarant qu'un nul le contenterait. Aussi, dès le coup d'envoi, on a remarqué le schéma tactique de base instauré par le sélectionneur avec une défense à quatre épaulée par les deux cadres habituels, Lacen et Guedioura. Par ailleurs, les hommes de couloir tels Kadir et Boudebouz ont reçu comme consigne de revenir vers la ligne médiane lors de la perte du ballon, dans leurs zones respectives, dans l'optique bien claire d'une occupation rationnelle du terrain. D'ailleurs, les Algériens ont réussi leur entame du match avec l'ouverture du score grâce à l'opportunisme de Slimani qui profita d'une faute de la défense malienne plein axe pour envoyer le ballon dans les filets de Diakité. Ce qu'il y a lieu de regretter, ce sont les trois ou quatre occasions que les nôtres ont gâchées par excès de précipitation. Sans ces maladresses, les Algériens auraient, comme on dit, tué le match.
Nul n'ignore que les stratégies les mieux élaborées sont parfois perturbées par le comportement de l'adversaire. Ce fut le cas du Mali qui, contraint d'obtenir un bon résultat, a su réagir en retrouvant son jeu collectif. Et pourtant, c'est à la suite de deux corners que les coéquipiers de Seydou Keita ont obtenu les deux réalisations. Il faut reconnaître que les « Verts » n'ont jamais réussi à exprimer les qualités que tout le monde leur reconnaît. Pourquoi ' A notre avis, à cause des pertes de balles à répétition tant au milieu qu'au niveau du périmètre de l'adversaire. Ensuite, c'est en raison de l'absence de réaction de Halilhodzic dans les moments clés de cette rencontre. Ainsi, au lieu de procéder aux indispensables remaniements dans la principale zone défaillante, c'est-à-dire le milieu, il a lancé un attaquant, Ameur Bouazza. Ensuite, ce n'est qu'après le second but malien qu'il a décidé de jouer son va-tout en incorporant, tour à tour, Soudani et Djebbour, face à des Maliens qui se sont bien évidemment regroupés en défense pour préserver leur précieux acquis.
Le nombre de corners concédés par nos représentants suffit à lui seul à prouver la supériorité malienne. Aussi, lorsqu'on s'amuse à gâcher autant d'occasions, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même. Ceci dit, ce revers, pour aussi amer qu'il soit, ne doit pas remettre tout en cause, c'est-à-dire les réels progrès enregistrés ainsi que les bons résultats obtenus jusque-là. Halihodzic a dû prendre beaucoup de notes à propos des possibilités et des limites de ses joueurs. Il lui revient donc de procéder aux changements tant dans l'effectif que dans la manière d'appréhender les rencontres à l'extérieur où rien n'est facile.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com