A quand l’éradication de ce souk ?
Jeudi dernier aux environs de 15h00 une rixe, opposant deux gangs, a eu lieu au souk informel des portables.
Selon des indiscrétions, la cause de cet incident est que le téléphone portable d’un des membres du premier gang avait été volé au niveau de ce souk et le voleur n’était qu’un des membres du second gang. La victime s’en fut alerter ses amis qui, sans perdre de temps et armés de couteaux, de sabres et de barres de fer se dirigeront vers le souk pour se rendre justice. Il faut savoir que la loi de la rue et des gangs arrête le périmètre d’activité et d’intervention de chaque gang et gare à celui qui s’amuse à outrepasser ses terres ou à toucher aux membres des autres gangs, cela veut tout simplement dire, déclarer la guerre et c’est ce qui a vraiment eu lieu, jeudi dernier, entre les deux gangs sus-cités.
Une fois arrivés au souk informel des portables, les vengeurs s’en prirent à l’individu qui avait violé la loi de la rue. A leur vue, les éclaireurs sont de suite allés informer les amis du voleur; ces derniers, armés jusqu’aux dents se rendirent à leur tour au souk. Et la guéguerre commença, transformant ce souk en un véritable champ de bataille. Les personnes qui s’y trouvaient, vendeurs ou clients, ont immédiatement pris la fuite car les membres des deux gangs frappaient, à tout hasard, tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin. Il fut dénombré quatre blessés à l’arme blanche lors de cette rixe où l’intervention des services de sécurité ne fut pas enregistrée. Jeudi dernier, le sang a coulé dans ce souk et ce n’est pas la première fois que cela arrive. «Depuis le début du ramadan, nous dira-t-on, les agressions et notamment les vols ont lieu au quotidien». On saura que certains voleurs se font passer pour des clients et dés qu’ils prennent en main le téléphone portable mis à la vente, ils en prennent possession, et sous la menace de l’arme blanche, ils dissuadent son propriétaire de riposter. Il faut savoir que les habitants de la zone où se tient quotidiennement le souk informel de téléphones portables, ont sollicité, à maintes reprises, l’intervention des services de sécurité pour son éradication mais ce fut peine perdue. Les descentes de police ne sont que rares dans ce souk qui se tient au su et au vu de tout le monde squattant même une artère principale menant au CHU d’Oran. De ce fait, les vendeurs ambulants de portables bloquent parfois l’accès aux ambulances transportant les malades évacués en urgence au C.H.U. Avec tous les désagréments que pose ce souk informel, qui en plus d’écouler des téléphones portables volés, il continue à se tenir, au quotidien, au cœur même d’une ville où l’anarchie semble prendre le dessus.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com