De notre correspondant à OranSamir Ould Ali
Paradoxalement et alors que de très nombreux automobilistes continuent d'ignorer les règles de conduite, le nombre des accidents mortels de la route semble avoir considérablement baissé cette année à Oran jusqu'à renvoyer la ville au bas du classement des wilayas algériennes les plus touchées par les accidents de la route. Oran qui était régulièrement citée parmi les cinq villes les plus meurtrières d'Algérie semble ainsi avoir réussi -à tout le moins durant les premiers mois de l'année en cours- à résorber le phénomène. C'est du moins ce que le lieutenant Abderrahmane Rahmani, responsable de la communication de la Sûreté de wilaya, a affirmé lors d'une émission diffusée par la radio locale à l'occasion de la fête de la police, la semaine dernière. «Aujourd'hui, Oran est classée à la 26e place grâce à un travail continu sur le terrain, l'utilisation des technologies modernes et l'implication de tous», a-t-il notamment affirmé.
De fait, selon le bilan du premier trimestre 2013, 65 accidents sont survenus faisant 6 décès et 75 blessés, contre 201 accidents, 8 décès et 254 blessés, l'année dernière à la même période. La sûreté de wilaya d'Oran explique aussi cette régression dans le nombre d'accidents par l'installation de caméras à travers les artères et l'intervention des agents de la circulation pour la fluidification de la circulation.
Pour autant, de très nombreux conducteurs continuent de contrevenir au code de la route, conduisent le téléphone portable collé à l'oreille (passant parfois devant des agents de police statiques) et slaloment entre les véhicules sans se soucier du danger qu'ils font peser sur les usagers de la route. «Il faut durcir les sanctions et se montrer impitoyables avec les délinquants de la route», préconisent les oranais effarés par la dégradation de la situation ces dernières années.
Si une légère régression dans le nombre des accidents de la route est enregistrée aucune amélioration n'est, en revanche, notée dans le comportement des conducteurs dont beaucoup n'ont probablement pas conscience du danger qu'ils représentent. Le facteur humain reste naturellement la cause principale des accidents de la route à Oran comme ailleurs (96% de l'ensemble des 8 500 sinistres enregistrés cette année, selon la Direction générale de la sûreté nationale), mais les défaillances mécaniques et l'état des routes ont également leurs répercussions. Dans la capitale de l'ouest, la situation est davantage compliquée à certains endroits par les chantiers de construction qui n'étant pas éclairés la nuit peuvent potentiellement engendrer des accidents. Cela est le cas, notamment, de la trémie en construction, située à l'intersection de l'Enset et Haï El Emir Abdelkader, qui reste plongée dans le noir, aucun panneau de signalisation ni lumière d'aucune sorte n'avertissant les automobilistes de la situation.
S. O. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Photo Sahel
Source : www.latribune-online.com