Oran - Revue de Presse

Baisse de cote



Si l'organisation du GNL16 a été pénalisée par les effets du volcan islandais qui n'ont pas permis à tous les participants de rejoindre Oran, surtout à partir du nord de l'Europe et du continent américain, la réunion du Forum des pays exportateurs de gaz n'a pas été touchée par beaucoup de défections. Cet événement aurait dû retenir l'attention des autorités vu l'importance du gaz dans l'économie nationale et les recettes en devises qu'il procure. Cet état de fait a amené l'opinion à s'interroger sur le fait que ni le chef de l'Etat ni le Premier ministre n'ont cru utile de se déplacer à Oran pour l'événement. Le chef de l'Etat n'a même pas envoyé un message à la conférence, comme il le fait souvent quand il ne se déplace pas, un message généralement lu par un conseiller à la Présidence.Le malaise perceptible chez beaucoup de cadres de Sonatrach ou chez les partenaires de la société, depuis l'apparition du scandale de la corruption qui a touché la direction générale de la société, dure toujours. La position d'intérim de la direction générale, depuis environ 4 mois, n'est pas faite pour rassurer qui que ce soit. Et l'absence des autorités à la séance d'ouverture a encore fait « pourrir » l'atmosphère. Si les travaux de la 10e réunion du FPEG ont permis d'introduire dans les rangs des exportateurs de gaz un débat sur les prix, les débats intéressants enregistrés lors de la conférence internationale du GNL n'ont pas pu faire oublier le contexte désastreux dans lequel elle s'est tenue. L'effet d'annonce d'une baisse de la production du gaz avant la conférence a davantage desservi le Forum, qui est apparu comme une structure inopérante dès lors que le consensus n'avait pas été atteint.Les multiples informations qui circulent sur les coûts de construction du Centre des conventions d'Oran et les énormes surcoûts générés, la présence inexplicable de deux bateaux de croisière loués à coups de millions de dollars alors que l'événement devait lancer Oran comme destination touristique et faire sa promotion et le dispositif sécuritaire ont fait apparaître l'événement comme « étranger » pour les Oranais. La tendance au prestige et à l'apparat ont marqué cet événement, qui aurait dû garder son caractère scientifique. Il restera quand même, pour la ville d'Oran, d'avoir bénéficié de quelques trémies et de centaines de kilomètres de routes goudronnées. Mais pour l'Algérie, l'événement qui devait relever sa cote risque de la faire baisser encore.
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