
? Les épreuves du baccalauréat 2017 ont démarré hier à travers les 2.518 centres d'examen. D'une manière générale, les épreuves se sont bien déroulées. Même si aucun incident majeur n'a été signalé, la diffusion des sujets après 15 minutes du démarrage des épreuves à travers les réseaux sociaux et le comportement de certains directeurs d'établissements envers le personnel, notamment dans la wilaya d'Oran ont été, tout de même, dénoncé.Nombreux sont ceux qui craignaient que la fuite massive des sujets ayant entaché le baccalauréat 2016 se reproduise pour cette session. Des mesures de sécurité draconiennes ont été mises en place pour contrer ce genre de tricherie.Les élèves rencontrés à la sortie du plus ancien lycée d'Alger, celui de l'Emir Abdelkader, dans la commune de la Casbah, ont tous affirmé qu'il n'y a pas eu de fuite de sujet au premier jour de l'examen. «Les sujets diffusés avant les premières épreuves n'étaient pas les mêmes», a affirmé une élève qui a souligné que l'épreuve de langue arabe était abordable pour la filière scientifique. D'autres ont affirmé qu'ils ont appris que les mêmes sujets ont été diffusés sur facebook «mais c'était trop tard, on était déjà en classe», ironisent-ils.C'est d'ailleurs ce qui a été confirmé auprès du SG du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), Achour Idir, qui a affirmé à son tour que les premières épreuves se sont déroulées dans de bonnes conditions. Interrogé sur la fuite des sujets, il a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une fuite car la diffusion des sujets sur les réseaux sociaux a eu lieu 15 minutes après l'ouverture des enveloppes, «les sujets étaient déjà sur les tables», affirme-t-il.Même son de cloche chez le syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique qui, par la voix de son président Meziane Mériane, a confirmé le bon déroulement du 1er jour du baccalauréat 2017. A l'exception, dit-il, de certains incidents mineurs. Il citera la diffusion des sujets 15 minutes après le démarrage de l'épreuve. Il affirme qu'il y a eu sûrement une faille dans le dispositif mis en place, ou une défaillance dans certains centres d'examens. Pour Meziane, même si les sujets ont été diffusés après l'ouverture des enveloppes, les responsables de cette diffusion sur les réseaux sociaux doivent être identifiés et sanctionnés. Notre interlocuteur rappelle que malheureusement la catastrophe précédente de la fuite des sujets est restée un mystère puisque les coupables n'ont toujours pas été identifiés. Dans le cas où l'administration et les services de sécurité n'ont pas pu identifier les auteurs de cette triche. Il serait plus grave s'ils étaient identifiés mais l'administration refuse de les dévoiler ! Ceci serait plus grave, regrette-t-il.M. Meriane a également dénoncé l'attitude de certains directeurs d'établissement qui ont fait preuve d'une «certaine férocité envers le personnel». Il a expliqué que des directeurs d'établissements, notamment dans la wilaya d'Oran, ont exigé à l'ensemble du personnel de déposer leurs sacs à l'entrée de l'établissement. «Obliger le personnel de mettre les portables à côté, ça se comprend, mais les obliger à abandonner leur sacs, je trouve ça incompréhensible», dit-il.A noter que les élèves semblaient en général moins stressés car ils ont commencé les épreuves des matières secondaires qu'ils ont trouvées abordables dans l'ensemble. Les choses sérieuses commenceront aujourd'hui (deuxième jour du bac), nous diront des élèves des filières scientifiques qui devront passer l'épreuve de mathématiques aujourd'hui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com