Les représentants des habitants du site dit « Petit Santon » à Bab El-Hamra viennent d'adresser une correspondance au premier responsable de la wilaya, le sollicitant à intervenir personnellement pour le relogement des familles « menacées par des glissements de terrains et des effondrements à tout moment ». Selon les représentants des familles, qui se sont déplacés hier à notre rédaction, elles sont quelque 500 familles à vivre avec la hantise de se retrouver un jour sous les décombres de leurs habitations.
Nos interlocuteurs indiquent qu'à l'issue du relogement de quelques familles dont les habitations sont situées en bord de route, la situation des autres familles, habitant au bord de la falaise, s'est aggravée et la menace d'un glissement de terrain est plus que jamais omniprésente. « Les secousses produites par les engins, utilisés pour la démolition des habitations évacuées lors du dernier relogement, a accentué la dégradation de nos habitations, et aujourd'hui, il suffirait d'un petit glissement de terrain pour que toutes les bâtisses s'effondrent comme un château de cartes », assurent nos interlocuteurs. Ces derniers, tout en rappelant que cette falaise n'arrive plus à soutenir le poids des nombreuses habitations, affirment que les responsables qui se sont succédés à la tête de l'APC ont été à maintes reprises interpellés, et jusqu'à présent, mais en vain. « Nous tenons à préciser que nous habitons le site depuis des décennies et ces habitations ont été héritées de père en fils », indique un des habitants concernés qui souligne que certaines familles, dans d'autres sites, se sont installées récemment et ont bénéficié de logement aux « dépens de celles qui attendent d'être relogées depuis plus de deux décennies». «Nous nous adressons au wali, parce que nous avons à maintes fois été déçus par les promesses d'autres responsables qui n'ont jamais été concrétisées. Nous avons fait l'objet d'un recensement et l'on nous a promis d'être relogés, mais jusqu'à présent et après le relogement de quelque 3.000 familles des Planteurs, de Ras El-Aïn et Sidi El-Houari, d'El-Hamri, etc..., aucune famille parmi nous n'a bénéficié d'un logement», concluent nos interlocuteurs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com