Oran - A la une

Avec le froid, les spéculateurs allument les prix



Quand il neige sur les montagnes de l'Ouarsenis et d'El-Meddad, les populations sont alors placées en alerte non contre les intempéries pour lesquelles elles se sont préparées mais contre les pénuries. Certains commerces dans la ville, notamment les légumiers, ont disparu, cédant le terrain aux spéculateurs ambulants pour imposer leur diktat jusqu'à faire saigner les maigres bourses.
Les prix appliqués durant cette période hivernale, sous la neige et pour la conjoncture, ont connu des hausses vertigineuses où tous les produits ont été touchés. Rien n'a été laissé au hasard. «Tous ces prix pratiqués ressemblent plutôt à une punition», clame tout haut une mère de famille venue s'approvisionner chez un ambulant au quartier les 119 lots au centre-ville. Face à une forte demande, des prix exceptionnels ont été affichés, comme la pomme de terre, la tomate, la laitue, la carotte et l'oignon qui sont cédés respectivement à 70, 120, 100, 100 et 110 DA le kilo alors que les oranges dépassent le seuil des 160 DA. La pomme produite localement a atteint les 240 DA le kg. A noter que, pour cette fois, le pain et le lait n'ont pas fait l'objet de tension dans la ville mais ont connu des perturbations dans des communes éloignées et/ou non desservies. De leur côté, les prix des viandes blanches sont passés de 290 DA à 330 DA pour le poulet et jusqu'à 900 DA le kilogramme d'escalope. Les viandes rouges, ovine et bovine, ont elles aussi enregistré une hausse. Leurs prix oscillent entre 1 200 à 1 400 DA le kilogramme restant élevés depuis l'été dernier. En cette période d'hiver, les citoyens se retrouvent confrontés à la flambée des prix. Comme à l'accoutumée, la seule victime demeure le consommateur et ces prix font bouder le meilleur des optimistes. Si par le passé, les marchés informels, comme celui de Souk H'lima, arrivait à contenter les chefs de famille de condition modeste, aujourd'hui ils ne répondent plus à leurs attentes. Certes, le produit proposé est toujours de moindre qualité par rapport à celui des points de vente dits «licites», mais ils parvenaient néanmoins à remplir leurs couffins. Les produits agricoles de large consommation sont devenus au fil des jours un luxe que de nombreux citoyens n'arrivent pas à acquérir sinon difficilement accessibles.
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