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Avec la venue d'un nouveau waliLes Oranais en attente de concrétisation des projets



Avec la venue d'un nouveau waliLes Oranais en attente de concrétisation des projets
Oran, à la réputation sulfureuse sur certains aspects, attend de pied ferme le nouveau commis de l'Etat. Les grands projets souvent évoqués et appelés à faire naître une croissance forte à Oran sont, aujourd'hui, en suspens pour des raisons inconnues.Un mois et demi et plus ont été nécessaires pour connaître le nom du nouveau wali, appelé à prendre en main la wilaya d'Oran, qui, de chantiers phares en chantiers structurants, court après l'ambition de devenir une métropole régionale à l'échelle de la Méditerranée. Ainsi, depuis jeudi, c'est officiel avec la nomination de Zaâlane Abdelghani, officiant précédemment à Béchar et qui semble laisser derrière lui des Bécharis déçus par son départ, à l'image de ce qui avait été ressenti à l'époque du départ de Zoukh d'Oran. Oran à la réputation sulfureuse sur certains aspects, attend de pied ferme le nouveau commis de l'Etat, et pour donner le ton, nul n'a oublié la phrase laconique lâchée, en son temps, par le dernier wali en date devenu ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf qui avait déclaré devant les élus locaux : "Je ne suis pas venu faire la guerre à quiconque !". Le décor est donc bien campé. Aujourd'hui, le nouveau promu aura fort à faire sur certains dossiers qui empoisonnent littéralement le quotidien des Oranais, alors que d'autres, à l'échelle de la wilaya semblent comme plonger dans la léthargie. L'un des dossiers les plus sensibles reste celui bien sûr du logement et de l'accélération des programmes de réalisation, soit pas moins de 38 000 unités programmées pour ce dernier quinquennat. La demande reste toujours aussi forte, surtout dans le segment du logement social, qui avait été abandonné, et où aujourd'hui il est promis pas moins de 22 000 unités. Ces logements seront intégrés en premier lieu dans le cadre des opérations d'éradication de l'habitat précaire impliquant de nombreux quartiers tombant en ruine. Les explosions de contestation et de colère ont toujours eu pour cadre cette offre de logement social totalement insuffisante pour la demande qui ne cesse de progresser d'année en année. La trouvaille des pré-affectations, quelque 9 000, pour tenter de calmer les esprits risque, aujourd'hui, de prendre les allures d'un effet boomerang pour le nouveau wali. Rattachée directement à ce volet logement, se pose la question du défi du développement urbain avec la nécessité de trouver de nouveaux concepts pour mettre fin à l'urbanisation anarchique, jusqu'au c'ur des campagnes, et les cités-dortoirs devenues des sanctuaires de violence. Les grands projets souvent évoqués et appelés à faire naître une croissance forte à Oran, sont, aujourd'hui, en suspens pour des raisons inconnues sauf par les initiés. Nous citerons les nouvelles zones industrielles et d'activités, projetés dans la wilaya, le règlement et l'assainissement du foncier industriel, la réalisation de l'extension du port d' Oran avec une nouvelle route d'accès, la mise en service de la méga-station de dessalement d'eau de mer de Mersa El-Hadjadj, la nouvelle ville de Oued Tlelat, la restructuration du transport et les projets de chemins de fer, de métro, le développement de la plaine de la M'leta, un plan de la circulation pour la ville d'Oran, les aménagements urbains... Mais il est de ces projets qui ont un impact direct sur la vie des citoyens et pour lesquels l'attente est grande avec une urgence certaine. Celui de la santé qui en dépit des milliards investis dans la réalisation de structures, n'assure pas une prise en charge adéquate de la population. Les cancéreux meurent à petit feu dans l'indifférence générale par insuffisance des structures de prise en charge, panne des équipements de pointe et indisponibilité des médicaments et des traitements vitaux. L'accès aux soins pour les populations les plus démunies est un calvaire lorsqu'il n'est pas réglé par les pratiques de "connaissances" et de détournement des malades vers un secteur privé en plein essor avec la persistance des maladies infectieuses comme la tuberculose. En matière d'hygiène et d'environnement, le cadre de vie des Oranais, sauf exception pour certains sites privilégiés, est empoisonné au sens propre comme au figuré par la saleté et l'envahissement des déchets solides, ménagers, et les décharges sauvages. Les questions de sécurité sont aussi importantes avec des phénomènes de violence qui touchent aussi bien le tissu urbain que les zones rurales. Les crimes violents, les agressions sont le quotidien des Oranais qui attendent une politique efficace de lutte et de prévention, tant le phénomène est porté par la misère sociale. L'autre volet auquel devra s'attacher le wali sera d'amener l'administration locale et les élus à 'uvrer pour réduire ce mal profond de la bureaucratie et surtout rendre toute sa signification à la notion de service public dans tous les domaines. Car rien n'est plus important pour la population que d'être traitée en considération et pour l'Oranais d'avoir ce sentiment "d'être citoyen dans sa ville".
D. L
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