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Austérité quand tu nous tiens !



Austérité quand tu nous tiens !
Si le gouvernement évite d'évoquer nommément l'austérité, toutes ses initiatives pour atténuer les contrecoups de la crise économique sur le pays suggèrent que l'Algérie est entrée de plain-pied dans cette austérité dont on ne veut pas prononcer le nom. Pourtant, tous les discours de bonnes intentions, les démarches expliquées en fond de sauvegarde des acquis sociaux commencent sérieusement à s'effriter devant la froideur des décisions prises par les pouvoirs publics.Outre les recommandations concernant la diminution du train de vie de l'Etat, du report de certains projets sans retour d'investissement, excepté la grande mosquée d'Alger, les premières mesures effectives vont toucher directement la poche de l'Algérien sans distinction de fortune ni de classe sociale. La loi de finances 2016 prévoit des augmentations du gas-oil, de l'électricité et de la téléphonie 3G, à travers un réajustement du taux de la TVA. Si les mesures touchant directement les hauts fonctionnaires de l'Etat ne sont qu'au stade d'indications, celles visant le citoyen devront entrer en vigueur prochainement, très prochainement. Car dans la logique de nos dirigeants, les Algériens sont, quelque part, responsables de cette crise, coupables d'être assistés à travers la subvention des prix qui coûterait des milliards au Trésor public.Pour l'ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, c'est «l'augmentation constante de la consommation intérieure en produits énergétiques qui pose problème» et qu'il serait inutile voire dangereux d'augmenter l'exploitation des champs d'hydrocarbures pour compenser la chute des revenus des exportations pétrolières du pays. Pour lui, la solution est à chercher dans les énergies renouvelables. Sans le citer, il remet sur la table le dossier du gaz de schiste, remède miracle proposé par le gouvernement aux maux énergétiques de l'Algérie. Il incite également à revoir la politique de l'Etat concernant le carburant, expliquant que l'Algérien achète le mazout sept à dix fois moins cher à la pompe.Pourtant le citoyen lambda n'est pas nécessairement le coupable dans cette histoire puisque ce n'est pas lui qui a dilapidé et volé l'argent du pétrole, quand il y en avait encore. Ce n'est pas lui qui, au lieu de construire des raffineries pour justement ne pas importer du carburant de l'étranger, a gaspillé les milliards de dollars de l'Algérie dans des projets douteux et des contrats corrompus. Au lieu de chercher des solutions où l'Algérien devra payer la facture qu'on instaure cet impôt sur la fortune et qu'on arrête ces hommes qui ont vendu le pays alors là on pourra parler de patriotisme !


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