Oran - A la une

Aucun écho à la grève du Snapap à Oran Du fait d'une forte implantation de l'UGTA dans les collectivités locales



Aucun écho à la grève du Snapap à Oran                                    Du fait d'une forte implantation de l'UGTA dans les collectivités locales
De notre correspondant à Oran
Ouanezar Mohamed
La grève générale des communaux à laquelle avait appelé le Syndicat autonome des personnels de l'administration publique (Snapap) n'a trouvé d'échos favorables au sein des travailleurs des communes à Oran. Dans les conditions actuelles, où l'UGTA contrôle l'essentiel des 26 Conseils communaux, pour ne pas dire la totalité, il est difficile d'avancer un quelconque taux de suivi de ce mouvement de débrayage. Néanmoins, il faut rappeler que le Snapap compte plus de trois communes où des noyaux de militants sont très actifs. Ces derniers sont présents dans les communes de Gdyel, Arzew et Bir El Djir, notamment. Il s'agit, notamment, de militants qui n'adhèrent pas aux thèses et démarches des syndicalistes de l'UGTA et qui le clament haut et fort, et le montrent dans leurs comportements quotidiens. Ils expliquent que «le suivi de la grève ne peut aboutir à des résultats probants dans la mesure où les travailleurs sont sujets à des harcèlements et des intimidations quotidiennes qui sont le fait de syndicalistes de l'UGTA, avec la complicité d'agents des collectivités locales», note des syndicalistes du Snapap. Ceci étant, on parle d'un taux de suivi de 10 à 15%, qui reste difficile à vérifier sur le terrain étant donné que les militants affiliés au Snapap sont difficilement identifiés dans ces communes. Pour rappel, ce syndicat comptait une forte présence dans les secteurs de la Santé, les Collectivités locales, l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et autres secteurs d'activités économiques. Seulement, durant la décennie rouge, le Snapap a laissé beaucoup de plumes, notamment à Oran où des syndicalistes ont été licenciés et ont failli être emprisonnés à l'issue d'un bras de fer avec l'ancien wali d'Oran. Aujourd'hui que la situation s'est relativement stabilisée, la tâche paraît encore rude et difficile à accomplir. Mais difficile n'est pas impossible. Car le pluralisme syndical est un acquis démocratique que tout un chacun doit préserver et défendre dans le respect des lois de la République.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)