
C'est un personnage atypique. De par sa tenue vestimentaire. De par l'admiration sans limite qu'il a pour son idole de toujours, Elvis Presley. De cet amour à l'infini qu'il prodigue à l'Algérie. Puisque sans retenue, Bentallah Ahmed Harzli porte son pays dans son coeur. La patrie coule tout simplement dans ses veines pour en abreuver son corps comme le fait le sang. D'ailleurs, lors de la décennie noire, il n'a pas hésité à plaquer travail et famille pour prêcher la paix, sans laquelle, dit-il, nous ne pouvons avancer ni vivre. Professeur de langue française, il a troqué, il y a longtemps, le bâton de craie contre à la fois musique, chant, danse et poésie. Une manière pour lui de ressembler à Elvis. Mais pour la paix, il s'est mis martel en tête pour marcher sans discontinuer pour la bonne cause. Pour que soit et demeure la paix entre Algériens et peuples du monde entier. Harzli tient à mettre en avant les charmes de Messaâd. Il décrit cette localité comme un océan de tendresse et d'hospitalité. C'est la contrée de Sid Ahmed Ben Attia, Mostefaoui Senoussi, Mohamed Ben Abderahmane, Abderahamane Hachi, Ahmed Zebda, Abdelkader Benbrahim et bien d'autres. Il affirme avec un brin de fierté que Messaâd est une terre honorable et honorée. Une partie intégrante de lui-même. Ce groupe de musique clame les enfants d'Algérie. De Messaâd à la perle des oasis, du Constantinois à l'Oranie, du Grand-Sud à l'Ouarsenis, de l'Algérois à la Kabylie, des Hauts-Plateaux au Sahara et des Aurès à la Saoura. Des vers ou des poèmes, selon l'inspiration, sont déclamés en français que Homeida Boulerbah verse dans le registre de « chiir el melhoun » et compose les chansons en arabe. En 1988, les chansons du groupe Les fils du désert trouvent un succès retentissant auprès de la jeunesse lors des différents festivals. La danse fait partie du violon d'Ingres de Benatellah. Ainsi, en 1988, il obtient le deuxième prix ex æquo avec une Américaine sur 360 concurrents à Francfort, dans le style danse moderne. Sans oublier l'imitation de Mickael Jackson qui suscite l'admiration des idoles du rockeur.Un prêcheur de paix invétéréQuand il se retrouve seul, il fait jaillir de petites lumières de son coeur. Et d'accourir sans tarder pour les coucher sur du papier. Des titres se suivent et ne se ressemblent pas, « quand on a la foi en Dieu, et que l'on porte l'amour dans son coeur, on vient à bout de tout », « la vie m'a appris à aimer, je n'ai point de haine » ou encore « on ne peut pas être fidèle à un ami que lorsque absent, on le défend, présent on le protège ». Pour sa nouvelle occupation, il va jusqu'à créer une association dénommée « Association pour la paix ». « C'est une idée personnelle qui a pris forme érigée peu après en mode de vie ». A la vue d'enfants mourir faute de nourriture, en regardant la guerre et le terrorisme gangréner plusieurs contrées, il décide d'user ses semelles pour la paix.Des milliers de kilomètres sont ainsi parcourus par Harzli. D'aventure en aventure, sac à dos, le précieux Coran dans son sac, un chapelet à la main, un tapis de prière, un sac de couchage, l'emblème national sur le dos et pardessus tout, une foi inébranlable en Dieu, il s'en va prêcher la paix. Son ambition l'emmène à travers les continents, l'Afrique, l'Amérique et l'Asie. Seul bémol, il n'a pas pu atteindre l'Arctique et l'Antarctique. Une belle expérience dans laquelle il n'a même pas eu à rencontrer un quelconque problème de communication. A aucun moment, il ne s'est posé. Et pour cause ! Harzli parle le langage du coeur et de la sagesse. Et même si au cours de ses pérégrinations, il s'est heurté à des cas de racisme, il n'en a pas cas et ne s'en fait jamais, et ce, tant que son coeur, son corps et son âme sont dédiés à la paix et à rien d'autre qu'à la paix. Dans d'autres pays, il a été reçu avec les honneurs et à bras ouverts. Durant tous ses périples dans plusieurs pays, Harzli expose des tableaux représentant une colombe, symbole de paix, de fraternité entre les peuples, d'amitié entre les pays, de partage. Rien n'est oublié pour semer l'amour, la solidarité, l'entraide, la fraternité, l'amitié, le partage, ces fondements et ce socle de notre religion.Durant la décennie noire, Ahmed n'a pas baissé les bras. Infatigable, décidé plus que jamais à battre le record des globe-trotters. C'est pourquoi, il n'hésite pas à prendre son bâton de pèlerin et à sillonner 39 wilayas toujours ayant pour slogan « La paix de tous les Algériens, vivement la paix ; Algérie, diadème de mon coeur ». Cette tournée a été étayée par des expositions diverses, la déclamation de poèmes au nom de la paix, des conférences suivies de débats après avoir suscité des questions réponses. Le but étant de cultiver chez l'autre, l'amour, l'amitié et la solidarité, confie-t-il. Vu son « acharnement à semer la paix à tout prix, Ahmed finit par obtenir de nombreuses distinctions à l'échelle nationale et internationale. Au festival mondial de la Paix, en 2005, à Caracas, au Vénézuela, il remporte le prix international de la paix et de la solidarité. Il est récipiendaire de la médaille de la jeunesse de la paix en Corée du Nord, lors du festival de paix et de solidarité. Il arrache le premier prix du Jubilée d'or des relations algéro-chinoises à Pékin. Il remporte la Montre d'or à l'effigie de Saddam Hussein en Irak. En Algérie, il est honoré par plusieurs walis et personnalités pour son travail en faveur de la paix.L'hommage de Nelson Mandela et de Yasser ArafatDurant son périple à travers plusieurs contrées, Harzli a appris beaucoup de choses. Il a également forgé son expérience sur la vie et de la vie. Il a goûté presque à toutes les aventures et mésaventures rencontrées sur son chemin. Il est arrivé à la conclusion suivante : « J'ai réalisé mes v'ux les plus chers. Ce sont ceux d'adorer Dieu, de prêcher la paix entre les humains, d'être fidèle à mon pays. Maintenant, je peux partir tranquille ! » Et d'appuyer encore, qu'il est paisible et tranquille. Au vu de ces citoyens qui ne vivent plus comme avant, la peur aux entrailles. Et tout en restant, il se veut prudent du fait que l'Algérie est une cible. Dans ces prières quotidiennes, il invoque Dieu Tout-Puissant d'épargner notre pays des malheurs qui frappent actuellement quelques nations arabes. Par ailleurs, il faut savoir que Nelson Mandela a reçu plusieurs poèmes de Harzli lorsqu'il était en prison en Afrique du Sud. Lorsqu'il est venu en Algérie en 1990, il s'est rappelé de lui et lui dit : « Ce que vous faites n'est pas seulement pour l'Algérie ou l'Afrique mais pour toute l'humanité et pour tous les peuples qui aspirent à la paix, un grand merci. ». Yasser Arafat lui a dit : « Le peuple palestinien et la nation arabe et islamique sont fiers d'avoir quelqu'un comme vous. Vous arriverez un jour à El Qods Inchaallah.Mes remerciements et ceux des Palestiniens pour vos poèmes. » Dans cette ferveur particulière, il poursuit sa quête en rendant aussi hommage à des noms illustres de l'Algérie. Ces hommages posthumes sont dédiés à l'émir Abdelkader, Messali El Hadj, Ahmed Zabana, Houari Boumediène, Moufdi Zakaria, Mustapha Ben Boulaïd, Ahmed Ben Bella, Cheïkh El Haddad. Même le commissaire Boussouf dit Ammi Ahmed n'a pas été oublié, rendant les honneurs à son travail de proximité dans les stades d'Alger. Actuellement, il est à la recherche de l'acteur Athmane Ariout, Baâziz, le chanteur, et Hassan Lalmas, l'ex-star du football du CRB, pour les rencontrer et leur exprimer sa gratitude et sa reconnaissance pour leur travail. Au plan international, beaucoup de personnalités qui ont laissé leurs empreintes dans l'Histoire n'ont pas été oubliées. A la fille de Che Guevara, Harzli remet un tableau lors de son séjour à Caracas. Fidel Castro a été également gratifié. Yasser Arafat, Hugo Chavez, Nelson Mandela, Saddam Hussein et même Maammar Kadhafi ont été honorés.Une tenue vestimentaire qui en dit long sur son combatSoutenu par sa mère à qui il voue respect et amour, son épouse avec laquelle il partage le meilleur et le pire, ses enfants qui admirent son œuvre, Harzli ne peut que s'enorgueillir comme il dit sa fierté de son choix, celui d'avoir épousé une cause noble. Lors de ses traversées, il a beaucoup appris. Il a appris le meilleur : aimer, toujours aimer. A l'infini. « Je n'ai point de haine envers quiconque », clame-t-il. Dans ces déplacements, il est toujours accompagné de Mustapha Benderad, ex-député et président de la Fondation Sidi Nail et du photographe ex-musicien, ex-grand fooballeur, Salah Eddine Raïs.Ce duo encadre partout Ahmed Harzli dans son accoutrement hors du commun. Avec son chèche blanc en forme de minaret, c'est toute une symbolique : « Quand on a foi en Dieu et que le coeur déborde d'amour, aucun obstacle ne peut se dresser sur le chemin. » A la poche gauche de sa chemise, un mouchoir rouge en forme de triangle fait surgir une colombe prête à s'envoler en signe de paix. « Que les peuples du monde se donnent la main et que la paix investisse les coeurs », prie-t-il. Sa chemise noire corbeau est nouée par un papillon rayé de blanc et de rouge. Cela veut dire pour Ahmed qu'on peut être fidèle à un ami lorsque « présent, on le protège, absent on le défend ». Toujours l'amour du pays, l'amour du travail, l'amour des gens. Le mot amour revient dans sa bouche comme l'air qu'il respire. Pour léguer son combat à sa famille, ses enfants et les générations montantes, Harzli est en pourparler avec le PDG de l'Anep pour écrire un livre intitulé « Voyage d'amour et d'espoir » ou « Algérie, diadème de mon coeur ». Le titre n'est pas encore arrêté. Il relatera dans cet écrit tout son combat pour la paix. Il racontera, également, toutes les péripéties et les bonnes choses rencontrées à ses déplacements à travers le monde. Sans oublier de recenser tous les poèmes qu'il a écrits pour encenser la femme algérienne. A son propos, il déclame :« Comme le soleil qui luit de tout son éclatTu fredonnes de bonheur tous nos matinsTon labeur qui emplit le monde ici-basIllumine nos espérances et tous nos desseinsDe ta noble âme éclot tout l'amour Jaillit toute la tendresse... »
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com