Oran - Revue de Presse

Au moment où 9 marchés couverts sont désertés



Forte occupation illégale de la voie publique Toutes les tentatives menées par les services communaux pour remettre en activité les marchés couverts de la ville d’Oran ne pourraient aboutir tant que l’occupation illégale de la voie publique autour de ces marchés n’a pas été définitivement réglée. C’est en effet le désolant cons-tat établi autour des neuf marchés actuellement désertés par les commerçants, en raison de l’activité commerciale qui se pratique non pas sur les étals de l’intérieur mais plutôt tout autour et à l’extérieur de ces marchés où les clients sont habitués à l’étalage anarchique et loin de toute norme d’hygiène. Sur l’inefficacité des dispositions prises par les services concernés de la commune d’Oran pour tenter de régler ce dysfonctionnement, un responsable affirmera «Nous avons tout mis en œuvre pour réhabiliter les marchés couverts, hélas! L’occupation illégale de la voie publique persiste toujours, c’est donc au service d’ordre de faire son travail». Pour les communaux de la division des affaires économiques, les marchés ne peuvent retrouver leurs activités initiales qu’une fois, les espaces immédiats aux marchés squattés par le marché informel, totalement dégagés. De leur côté, les commerçants, avec des contrats réguliers de la commune, se trouvent ainsi contraints de déserter, à leur tour, les étals intérieurs des marchés à cause de ces pseudo commerçants qui se sont emparés de tous les espaces, autour et aux abords des marchés devenus sur le plan du profit mercantile nettement plus avantageux. «Nous ne pouvons exercer à l’intérieur du marché car les clients trouvent tout à l’extérieur», soutiennent ces commerçants qui ajouteront «Hormis les opérations sporadiques de saisie, rien n’est fait pour entretenir les espaces autour des marchés sans ces indus occupants. En attendant, la situation est la même dans tous les marchés. Il est à souligner un cas des plus désolants, celui qui touche le marché de Gambetta, complètement englouti sous les étals anarchiques et sauvages de l’informel. Autour de ce marché, plus de six ruelles sont totalement squattées par des revendeurs qui proposent toutes sortes de produits dont les fruits et légumes, les produits laitiers et les poissons déposés à même le sol ainsi que d’autres produits proposés au consommateur sans aucune garantie d’hygiène. Le marché de la rue des Aurès (ex-la Bastille) reste l’autre important dossier de réaménagement maintes fois reporté. Pour rappel, il était prévu la délocalisation des commerçants, annoncée à grandes pompes, vers la place Hoche où les anciennes caves de l’ONCV avaient été aménagées pour une enveloppe financière de plusieurs centaines de millions, pour être ensuite abandonnée, quelques temps plus tard, pour des raisons qui restent encore sombres. Sur le marché de la Bastille, il semble, selon les communaux de la division des affaires économiques que le dossier de l’étude de réaménagement est ficelé et n’attend que la décision du lancement de l’opération annoncée, selon nos informations, après le mois de Ramadhan. Zitouni M.
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