Oran - A la une

Au fil... des jours - Communication politique



Au fil... des jours - Communication politique
Lundi 1er février 2016Quatre (4 : 3+1) universitaires bardées de diplômes et de travaux de recherche en sociologie politique (Khaoula Taleb Brahimi, Fatima Oussedik, Louisa Driss Ait Hamadouche et Fatiha Bennabou) en particulier se «démarquent» du contenu (tout ou parties) de l'avant-projet de révision de la Constitution. Le plus important réside moins dans les arguments avancés pour démonter ou démontrer les mécanismes proposés que dans le fait qu'il s'agit là d'une action menée par des femmes qui, il est vrai, ont toutes jusqu'ici brillé par leur engagement intellectuel et social chaque fois qu'il le fallait, chacune dans sa spécialité. L'action étant certainement concertée, nos homo-politicus n'ont plus qu'à bien se tenir. La nouvelle génération (en âge, en type de formation et en expérience…et, en charme) gagne du terrain. En tout cas, si ce n'est pas au niveau des «élues», elles sont désormais bel et bien présentes sur le terrain de la pensée et de la réflexion critiques, par une communication publique sans peur…car sans reproches !Lundi 03 février 2016S'il y a en a un qui sait y faire en matière de com' politique, c'est bien Barak Obama, qui a rendu visite aux musulmans américains de Baltimore (Maryland) en se rendant à la mosquée de la ville. Historique, car c'est la première fois que cela se passe aux Etats-Unis (pays qui compte 3,3 millions de musulmans, soit 1% du total de la population). Démarche tactique intelligente au moment où se déroule la campagne électorale (les primaires, tout en sachant que son c?ur penche pour Hillary Clinton et qu'il cherche à la débarrasser du syndrome de son échec cinglant de 2008) pour la présidentielle.Lundi 04 février 2016Ce n'est pas de la communication politique. C'est pire que la communication politicienne. C'est une véritable diarrhée verbeuse qui nous est livrée par des «anciens» de la guerre de libération nationale qui s'en «donnent à c?ur joie» pour régler des comptes qui datent des années 80 et 90 ou qui remontent même aux années 60 et dont personne n'a souvenance mis à part ceux qui tirent les ficelles ou ceux qui veulent ré-enflammer le pays avec des sujets tragiques et douloureux. Abdelhamid Brahimi démarre en trombe à son retour au pays… préparant le terrain à je ne sais qui (ou quoi) d'autre… Yacef Sâadi se «met à table»… En attendant les autres partisans du «qui tue qui '». D'autant que les «janviéristes» en «prennent pour leur grade». De la «communication maquisarde» avec ses guet-apens, et ses snipers, occupant la scène («Débat public et querelles privées», titre un chroniqueur) alors qu'ailleurs, au Palais des nations, un dossier sérieux (la Constitution révisée) est en train de naître, dans un hémicycle pacifié. Diversions ' Chantages ' Menaces ' Revanches ' Vengeances '...Lundi 06 février 2016Abdelmalek Sellal a été, dans une autre vie, wali d'Adrar. Il a gardé de très bonnes relations avec ses anciens collaborateurs notamment son ex-chauffeur. Et, selon un site d'informations, lorsque ce dernier est décédé au cours du mois de janvier, Sellal a assisté à son enterrement et apporté son soutien à la famille du défunt. C'est là, de toutes les actions de communication politique (au sens noble du terme), la plus appréciée : un sens élevé et affirmé des relations humaines et une forte dose d'humilité et de compassion, tout particulièrement dans les moments de douleur, toujours (ou de succès, parfois).-Les hôpitaux font face à la présence alarmante de maladies contagieuses non européennes, liées à l'afflux migratoire. C'est ce qu'avait déclaré Marine Le Pen à La Voix du Nord, en novembre, en pleine campagne pour les élections régionales. C'est aussi l'une des affirmations inexactes qui ont valu à la présidente du Front national d'obtenir, vendredi 5 février, le prix du menteur en politique (Elle va en rajouter lorsqu'elle «twittera» sur l'article 51 du projet de révision de la Constitution algérienne en affirmant que les binationaux allaient être «renvoyés»… en France).Pour la deuxième année d'existence de ce prix, Marine Le Pen a été épinglée par un jury de six journalistes spécialistes du «fact-checking» présidé par le politologue Thomas Guénolé. L'an dernier, la distinction avait été décernée à Nicolas Sarkozy pour ses mensonges lors de la campagne pour la présidence de l'UMP.Le jury a choisi d'attribuer un prix spécial à Patrick et Isabelle Balkany pour l'ensemble de leur carrière, un prix «Robocop» pour le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour avoir relayé une version mensongère de l'assaut du RAID à Saint Denis (Seine-Saint-Denis), un prix du cumulard de l'année pour le ministre de la Défense et président de région Yves Le Drian ou encore un prix «Jeune espoir» pour Laurent Wauquiez. Qui a dit que le mensonge ne payait pas ' En France, en Algérie, ailleurs… En politique, comme en amour, «trompe qui peut !». Mais le peuple le comprend-il ' D'autant qu'il n'aime pas être cocufié.Lundi 07 février 2016Très laaaaarrrrge victoire au Parlement, réuni au Palais des nations, des partisans du oui franc et massif à la révision de la Constitution. Ça pavoise. Certains ont même parlé de 2ème République… Heureusement que les Algériens, en matière d'information politique, n'ont pas bonne mémoire et en maths (en maths, pas en calcul), ils sont les derniers de la classe. Il y a eu tellement de Constitutions et de Constitutions amendées. Soit la République n'a pas bougé depuis sa création en 62 (sauf en 1989 avec l'instauration du pluralisme politique et de la libération de l'expression…la vraie 2ème République ! ), soit elle s'est «diluée» dans le nombre (trois Constitutions nouvelles : 1963, 1976, 1989 et 4 opérations d'amendement et/ou de révision : 1996, 2002, 2008, 2016).Lundi 08 février 2016Débats populaires (houleux) sur la révision de la Constitution en Algérie, avec pour point fortement contesté, celui de l'obligation d'avoir une seule nationalité pour accéder à des postes supérieurs (stratégiques, nous dit-on) par les binationaux algériens en France… En France aussi, sur la déchéance de nationalité… pour les binationaux coupables d'actes terroristes ou/et criminels… Hasard des calendriers politiques, maladie (ou pensée) politique communément partagée, opérations (in-volontairement) concertées ' On ne sait. Ce qui est certain c'est que la «proximité» sentimentalo-politique algéro-française n'est pas un vain mot. Il est vrai que beaucoup de nos «responsables» politiques en activité ou non, d'hier et d'aujourd'hui, sont concernés, directement ou non, par les contenus des deux textes.-Anne Hidalgo, maire de Paris mais militante active du Parti socialiste, à Alger ; Alain Juppé, maire de Bordeaux, mais militant actif du parti Les Républicains, à Oran… Mise en ?uvre du Pacte inter-villes pour la première et du jumelage pour le second… Le commerce et la sécurité ' Mais pas que… ! Le vote des immigrés français en Algérie et des Algériens bi-nationaux à la présidentielle française de 2017 ' L'Algérie devenue boussole politique et diplomatique de la France '-Le Maroc va nommer de nouveaux ambassadeurs issus du monde des droits de l'homme qui auront pour mission de réduire l'hostilité à la marocanité du Sahara et de convaincre la communauté internationale du bien-fondé des réformes entreprises par le Palais.Le changement affectera presque les deux tiers des postes d'ambassadeurs du Maroc à l'étranger avec le choix d'un certain nombre d'activistes des droits de l'homme (qui ont fait de la prison sous Hassan II… et «qui sont tous de gauche») qui auront pour mission d'aller «défendre les intérêts du royaume dans des pays pas vraiment acquis à la cause de la marocanité du Sahara».Ils doivent contrer, dit-on, «le lobbying agressif» des représentants de la RASD et du Polisario à l'étranger qui ont réussi à faire échouer ou annuler bien des projets marocains (exemple l'accord agricole entre le royaume et l'UE).Tous maîtrisent la communication politique en matière de droits de l'homme. Dans les pays où ils ont été affectés, ils seront donc les meilleurs interlocuteurs possibles, surtout pour des gouvernements de gauche et toutes les ONG acquis à la thèse du droit des peuples à l'autodétermination.On voit donc que le métier d'ambassadeur n'est plus obligatoirement confié à des fonctionnaires qui y accèdent par le mérite et l'ancienneté, mais une mission demandant des personnes expérimentées politiquement et surtout pugnaces dans leur discours afin de convaincre…Lundi 09 février 2016Un général-major à la retraite, ancien commandant de Région, publie dans la presse une «lettre ouverte» adressée au président de la République, afin qu'il mette un terme à ce qu'il considère comme une «hogra» judiciaire et médiatique ! Ce n'est pas le premier officier général qui «redescend enfin dans notre monde» (M. Farah)…plus bas encore pour certains. L'insertion est généralement payante (pas pour les gens du peuple). Le savaient-ils, trop habitués à la communication verticale, descendante et… gratuite '-Ça se masturbe fort les méninges à propos d'un remaniement gouvernemental, faisant suite à la révision constitutionnelle. Pourtant, les constitutionnalistes sont clairs : aucun texte ne le prévoit… A force d'en parler et de publier à tort et à travers des listes et/ou des noms de partants et d'arrivants, connaissant (un peu) la mentalité de «ceux d'en haut», il n'y aura point de remaniement pour l'instant. Il le sera quand personne ne s'y attendra. Les journalistes… et les concernés… et les intéressés.- Selon une étude (hollandaise), «les ragots ont un rôle social» non négligeable, bien que «cela ne soit pas bien», car «ils remplissent les c?urs d'amertume et nous empoissonnent» (le pape François). L'étude a montré qu'ils sont utiles lorsqu'il s'agit de fournir des informations sur les tenants et aboutissants d'une situation et des comportements personnels ( note : pour la presse, surtout les comportements des hommes publics)… Mais, c'est du vice quand il s'agit d'entrer dans l'intimité des personnes et de détruire leur réputation.-Interview de Mokdad Sifi in Le Soir d'Algérie. Extrait : «Aujourd'hui, il y a un mélange hétéroclite de vrais opposants et de chargés de mission en tous genres qui empêche le citoyen d'identifier qui est avec qui». Des ragots inutiles ' Pas si sûr.Lundi 11 février 2016Pour la seconde fois, le parti de Ali Benflis est à l'avant-garde de la contestation politique concrète en éditant et diffusant un «Livre blanc», le premier sur la fraude électorale de la compétition présidentielle, le second, tout récent, sur la nouvelle mouture de la Constitution. Une voie communicationnelle qui a soulevé l'ire des éditorialistes de la presse du secteur public tout particulièrement… traitant «de pamphlet haineux et plein de ressentiment» le genre documentaire.Bien sûr, chacun défend ses positions comme il l'entend, selon ses moyens et ses capacités, et cela est même souhaitable dans le cadre d'une confrontation sereine et, si possible, sans violence physique et verbale… signes évidents d'une vie politique éclairée, saine et profitable à la collectivité.Personnellement, sans entrer dans les détails des définitions «wikipédienne» et «laroussienne» du «Livre blanc», ce dont le grand public, même le plus politisé, s'en fout éperdument, il est tout de même très positif de voir un parti politique tenter de se dégager des débats verbeux toujours houleux, surtout sur des plateaux de télévision ou des scènes de salles, et présenter, par écrit, des arguments (bons ou mauvais, mais ceci est une autre histoire) documentés et hiérarchisés. On aurait tellement aimé voir des «livres blancs» étatiques et gouvernementaux sur les (innombrables) affaires de corruption, de détournement du foncier, de blanchiment d'argent, d'investissements ratés… De ce côté-ci, ne pas trop se faire d'illusions, puisqu'on n'arrive même pas à avoir des «dossiers documentaires» sur des affaires et des programmes pourtant «réussis». Toujours cette peur de l'écrit qui «reste» ! toujours cette com politique «maquisarde» ! Plus de 50 ans après l'Indépendance.-Elle conseillait jusque-là François Hollande sur les dossiers culturels. Audrey Azoulay, fille du conseiller du roi du Maroc, André Azoulay, est nommée ministre de la Culture. Elle succède ainsi à Fleur Pellerin.Diplômée de l'Ecole nationale d'administration (ENA), âgée de 43 ans, connue pour sa grande connaissance du monde du cinéma, elle a gardé de solides attaches avec son pays d'origine.Elle était à la table du roi Mohammed VI et de François Hollande lors de la visite effectuée par ce dernier au Maroc en septembre dernier, scellant la réconciliation franco-marocaine après une longue période de «gel» diplomatique. Avec Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri, respectivement ministre de l'Education nationale et du Travail, elle fait partie de la jeune garde «binationale» de François Hollande. Ces Franco-Marocaines opèrent leur ascension dans un gouvernement de gauche qui a engagé un débat sans précédent sur la déchéance de la nationalité pour les binationaux.Né à Essaouira dans une famille juive, son père, André Azoulay, est une grande figure de l'entourage royal. Sous Hassan II, il était «Monsieur Economie» du Palais. Il avait participé à l'application des réformes économiques et financières au début des années 1990. Au niveau politique, il suivait de très près les négociations de paix entre les Palestiniens et les Israéliens.Sous Mohammed VI, cet homme s'est orienté vers le «dialogue des civilisations». Avec sa femme, Katia, la maman d'Audrey, il a initié la valorisation du patrimoine de la ville d'Essaouira, devenue une destination culturelle et touristique connue au niveau mondial.Lundi 13 février 2016Il n'y a pas que les portefeuilles ministériels qui font courir nombre de personnalités. Il paraît que les postes à la tête des Conseils consultatifs sont, eux aussi, convoités et suscitent les envies :Selon la presse, plusieurs prétendants commencent d'ores et déjà à faire jouer leurs réseaux pour faire aboutir leurs ambitions d'autant que les avantages liés à ces fonctions ne sont pas négligeables.Les postes convoités : Haut Conseil Islamique, Haut Conseil de Sécurité, Haut conseil des Droits de l'homme, Conseil Supérieur de la Jeunesse, Organe national de Prévention et de Lutte contre la corruption, Conseil National Economique et Social, Conseil National de la Recherche Scientifique et des Technologies, Haut Conseil de la Langue arabe, Académie algérienne de la langue amazighe. Pourtant, ils savent bien que les mises en place vont mettre un certain temps (pas assez de conceptualisation, peu de moyens, trop d'impétrants et des organismes, pour certains, qui ont déjà prouvé leur inutilité)…sauf s'ils comptent «placer» leurs rejetons.Sauf…sauf…si la désignation ne fait appel qu'à des retraités et est liée au seul volontariat. Seul avantage ! une petite prime de déplacement et une belle médaille du mérite en fin de parcours…pour service rendus à la société et au pays ! Chiche 'A suivre


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)