
'vendredi 30 septembre 2016 :Omar Aktouf, bien connu des économistes, actuellement professeur à Hec Montréal publie...son «testament intellectuel» dans un journal du vendredi (El Watan Week-end). Une décision «prise, dit-il, quelque temps après sa participation au débat Cnes-experts-gouvernement du 22 septembre 2015». «Ni suites, ni débats» et il en a marre de «labourer la mer» et de passer son temps à «faire toucher du doigt l'ineptie de certaines théories Us...» et de subir «des lynchages en règle». Il est découragé de «voir son propre pays le traiter avec un tel dédain», alors que partout «il est sollicité, invité, écouté, respecté...». Et, il ne répondra plus aux demandes d'interview sur l'état des choses en Algérie. On comprend sa rancoeur et sa peine et on compatit. Tout en nous étonnant qu'après toutes les épreuves traversées, il n'ait pas encore très bien compris l'actuelle «Entreprise Algérie»...qu'il avait quittée un jour parce qu'il avait «compris». Il est vrai que l'atmosphère objectivement studieuse et certainement trop rationnelle du Canada a pu faire oublier -à lui et à certains de nos universitaires installés là-bas- les réalités d'un pays qui vit bien plus accroché aux promesses et aux «perspectives» et encore enfermé dans des dogmes disparates.Avant son adieu final, il nous livre une «ultime argumentation au caractère absolument létal des théories économiques managériales dominantes : néo-classique et néolibérale...ce qui dépasse mais inclut le cas algérien» avec une conclusion effrayante : «Plus de planète viable, au plus tard en 2030-2050».Samedi 1er octobre 2016 :Le gouvernement américain met fin à sa supervision de l'organisme qui attribue les adresses internet dans le monde. Il renonce ainsi à un rôle largement symbolique, mais néanmoins important dans la gouvernance de la Toile. La transition est intervenue à 4 heures ce samedi, l'échéance officielle du contrat liant actuellement le département américain du Commerce et l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann).Ce dernier va donc devenir une entité internationale autorégulée et à but non lucratif, qui sera chargée de gérer le système des noms de domaines en ligne (Internet Assigned Numbers Authority), que le grand public connaît sous forme d'adresses de sites en .com ou .fr ou .dz par exemple. Des responsables du gouvernement américain et de l'Icann présentent le changement comme un plan de longue date pour «privatiser» ces fonctions, mais certains critiquent un «cadeau» qui pourrait menacer l'intégrité d'Internet avec des interférences gouvernementales.Dimanche 2 octobre 2016 :Interrogé par la presse sur les prochaines élections législatives nationales, un sociologue «expert» n'a pas manqué de critiquer l'élite politique qui n'a pas réussi, selon lui, à «engendrer de nouveaux concepts qui, par l'effort, l'intelligence et l'engagement re-structurent le destin politique national». C'est vrai, les élites politiques sont dans «un blocage de reproduction», mais à qui la faute ' Elle vient, en fait, des élites universitaires et des «experts» eux-mêmes qui sont en état de pourrissement, incapables de se sortir de leurs problèmes quotidiens et de leurs envies de participer au «partage des privilèges» et souvent à la vie politique, et arriver, par leurs idées et leur pensées, à créer des vagues politiques nouvelles permettant aux politiciens de rebondir et agir. Une démarche héritée des années du socialisme spécifique qui a perverti les milieux intellectuels, les a organisés et «fonctionnarisés».Mardi 4 octobre 2016 :Anniversaire de la création de «Radio Coran». Intervention du ministre de la Com. Il pose une question et fournit la réponse : «Facebook» est-il une source d'information fiable pour un journaliste ' Une question qui se pose (rait) aujourd'hui en force à tous les professionnels de l'information, partagés entre la tentation de relayer ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux et l'obligation professionnelle de vérifier l'information.Evoquant une récente étude réalisée par son département, les réseaux sociaux ont un impact sur les journalistes.La «liberté absolue» qu'offrent les réseaux sociaux en matière de diffusion d'informations où l'auteur de l'information est à la fois le «rédacteur en chef», le «journaliste» et le «responsable de la diffusion», influe donc sur le journaliste qui se réfère à ces sites pour répercuter ces informations non vérifiées. Il en appelle de ce fait les journalistes à faire montre de responsabilité particulièrement avec le secteur de la justice, les organes de sécurité comme la Gendarmerie et la Sûreté nationale et autres.Si aujourd'hui il est admis que «Facebook» pourrait constituer «un point de départ à une information», le journaliste qui en fait l'usage est tenu absolument de vérifier l'information, car sa responsabilité est autrement que celle d'un Facebooker souvent anonyme. C'est la raison pour laquelle le ministre souligne qu'il est primordial de vérifier l'information dès lors que le journaliste pourrait être à l'origine d'un drame. Elémentaire, mon cher... !Large débat que celui de la place et du rôle des citoyens se voulant ou se voyant «journalistes» et de journalistes se devant d'être citoyens avant tout...la responsabilité sociale et politique des seconds étant bien plus sollicitée que chez les premiers.Mercredi 5 octobre 2016 :Il y a moins d'une année, jour pour jour, Amar Saâdani avait piqué une grosse, grosse colère. Donc, samedi 24 octobre, ce jour-là, lors d'un meeting du Fln…à l'hôtel Hilton, svp ! au lieu d'être content, très content même, la justice française ayant condamné (sur la forme, me semble-t-il, et non sur le fond) le site «Mondafrique» pour diffamation sur sa «bonne fortune» à Paris, il s'en était pris aux partis, aux opposants, aux anti-Bouteflika, aux…C'était son droit (et presque son devoir en tant que chef du parti au pouvoir) le plus absolu. Il avait asséné publiquement : «Désormais, à chaque dépassement, nous répondrons par un dépassement». Voilà une parole qui a certainement dépassé sa pensée car, en tant qu'homme politique à haute responsabilité partisane proche, très proche du pouvoir, il eut fallu savoir garder raison et ne pas prôner la violence et la menace…imitant ainsi, en pire, certains parmi ceux qu'il cloue au pilori, donnant ainsi le plus mauvais des exemples aux jeunes et aux enfants tout particulièrement…dans bien d'autres domaines, rendant ainsi la tâche difficile aux parents et aux éducateurs. Aujourd'hui, après trois mois d'un long et mystérieux silence (une stratégie de com. certainement pour imiter le «big boss» qui savait y faire) dont un passage en Espagne, il remet ça, en plus fort, en plus dur, en plus ciblé. Œil pour 'il, dent pour dent !Conférence de presse à l'hôtel Ryad (Côte ouest), un hôtel moins coûteux que le premier, austérité oblige : «Aujourd'hui, je vais dire toute la vérité : c'est Si Toufik qui est à l'origine de cette cabale contre le FLN et qui manipule certains moudjahidine (les «14» '!) qui réclament la mise au musée de notre parti».Saâdani a usé la formule «El Heraz», qu'on pourrait traduire par le «gourou», pour qualifier Mohamed Médiene dit Toufik. Tout en le qualifiant de «fer de lance des officiers de la France», qui ont «renversé le FLN en 1990 (sic !)», Saâdani assène aux partisans de l'ancien chef du DRS : «Les officiers de la France sont partis et leur chef n'y peut rien» ! Toufik a tout perdu, il joue ses dernières cartouches», tonne Saâdani.Il souligne également que le même Toufik était derrière la lettre des moudjahidine qui «veulent faire un coup d'Etat». «Ceux qui s'attendaient à la mise au musée du FLN ont échoué», lance encore le patron du FLN. Le chef du FLN a imputé aussi au général Toufik d'avoir ramené Rachid Nekkaz «pour chahuter la présidentielle».Le chef du FLN s'en est également pris à son prédécesseur Abdelaziz Belkhadem qui, d'après lui, «a utilisé l'islam et la chkara» et a «rejoint les officiers de la France». Il a même utilisé le terme de «traîtres ayant servi la France». «Dans toutes les wilayas, tous ceux qui sont avec lui sont connus ; ce sont tous des militants de la France au sein du FLN». Il cite aussi un «certain Nekkaz qui a derrière lui Si Toufik», Soufiane Jilali...mais pas Ahmed OuyahiaŒil pour 'il, dent pour dent, la lutte (d'intérêts et de partage du pouvoir, c'est évident !) continue...au ras des pâquerettes donnant une piètre image du niveau de la vie politique nationale...Après la corruption, le langage «trumpiste» ! Pour sa part, le peuple, lui, indifférent, sachant bien «qui est qui» et «qui a fait quoi», est en train d'attendre, la boule au ventre, à quelle sauce il va être «mangé» par la prochaine loi de finances.Les autorités indiennes viennent de «mettre en détention» ...un pigeon, accusé de servir les djihadistes pakistanais. Il portait, semble-t-il, un message en ourdou proférant des menaces contre l'Inde et il a été «capturé» au Pendjab indien. Ridicule ' Non ! Cela me rappelle une drolatique chronique de Rachid Mimouni (in «Chroniques de Tanger» titré «Les pigeons», p 83) qui revient sur l'adoption par le Parlement français...quelques jours après le cinquantenaire du D. Day, le 6 juin 1944, donc en 1994, ce qui n'est pas si loin, d'une loi «historique» : l'abrogation de la loi qui imposait des contrôles aux frontières intracommunautaires pour les «dangereux volatiles» qu'étaient les pigeons... Elle abolissait la distinction entre colombophilie civile et colombophilie militaire...et la distinction entre pigeon français et pigeons étrangers. Les pigeons était alors accusés de transporter des informations secrètes. D'où plein de tireurs embusqués aux postes frontaliers.Samedi 8 octobre 2016 :On pensait qu'à l'approche des élections, Donald Trump allait mettre de l'eau dans son vin et limiter les déclarations intempestives. Mais pas du tout ! Il continue à débiter une quantité invraisemblable d'énormités et d'insultes. Quotidiennement. Il n'épargne personne : ni les femmes, ni les Noirs, ni les musulmans, ni Barack Obama, ni, surtout, Hillary Clinton. Il n'y a que lui qui trouve grâce à ses yeux. Normal, il est parfait !La lecture des meilleurs «trumpismes» sont un «régal» dégoûtant tant ils sont stupides, ubuesques, incroyables, mais hélas vrais!Robert de Niro en rajoutera toute une épaisse couche dans un clip diffusé sur la chaîne américaine «Fox News» : «Un chien, un porc, un escroc, un artiste de merde, un abruti...». La liste est longue. En moins d'une minute, l'acteur américain explique tout le mal qu'il pense du candidat républicain à la présidentielle, «un désastre national, une honte pour ce pays».«Il est d'une stupidité affligeante», explique l'acteur de «Taxi driver». Et de poursuivre : «C'est un abruti qui ne sait pas de quoi il parle et qui ne paie pas ses impôts. Cela m'énerve tellement que ce pays en soit arrivé à ce point ! Il dit qu'il veut mettre son poing dans la figure des gens. Eh bien moi, j'aimerais lui mettre mon poing dans la figure. »Robert De Niro se dit encore «préoccupé» par la direction dans laquelle vont les Etats-Unis. «Nous pouvons aller dans une très mauvaise direction avec quelqu'un comme Donald Trump», assène-t-il.Ce n'est pas la première fois que Robert De Niro s'en prend à Donald Trump. En août, lors du festival du film de Sarajevo, il déclarait : «Ce qu'il raconte est totalement fou, ridicule. Il est complètement cinglé». Qui a dit que la liberté d'expression à l'américaine est une supercherie ! On en a bien besoin, ne serait-ce que d'une pincée... actuellement chez nous...tant le nombre de «cinglés» devenus «hommes politiques» a augmenté de façon inquiétante des trois dernières décennies. En toute impunité et gare aux mesures de «rétorsion», souvent n'ayant rien à voir avec la Justice et le Droit !Dimanche 9 octobre 2016 :Savez-vous qu'il existe un «mariage de raison» entre Hollywood et le Pentagone, entre les producteurs de films et l'armée et les services de sécurité ' Pour les premiers, l'utilisation des moyens et de l'expertise des seconds permet une diminution des coûts ; et pour les seconds, il s'agit tout simplement de «lisser» l'image des hommes et des institutions sécuritaires auprès du public...et, aussi, pour susciter des vocations. Les «bureaux de liaison» avec Hollywood «négocient» donc les «altérations» nécessaires ...et même la Cia s'y est mise, après avoir longtemps boudé Hollywood. En France, on vient de créer une «mission cinématographique» au sein du ministère de la Défense, en plus de son «bureau d'accueil des tournages»Lundi 10 octobre 2016 :Le référendum reviendrait-il à la mode chez les politiques, comme s'il était la forme ultime de la démocratie ' Réponse de spécialistes : «Le référendum est un faux-ami. Ce n'est pas l'instrument de la démocratie dans la mesure où il est un acte d'acclamation : on demande au peuple d'acclamer une proposition -ou celui qui l'a faite- et non pas de délibérer, d'échanger des arguments raisonnés sur la question posée. Il fait appel à l'émotion plus qu'à la raison. Regardez ce qui s'est passé avec le Brexit : même ceux qui ont voté pour ont semblé le regretter. Avec le référendum, vous vous invectivez, vous ne délibérez pas.L'instrument du référendum conduit nécessairement à une «trumpisation» de la vie politique. Quel est l'objectif de la démocratie ' C'est de produire des décisions justes. Elles se construisent lentement, par échange d'arguments. Or, que produisent les référendums ' Des décisions rapides. Ils permettent de trancher dans le vif. Mais trancher dans le vif, d'abord cela fait mal, et souvent on va trop vite et on prend parfois de mauvaises décisions. Regardez ce qui s'est passé en Grèce : Tsipras demande aux Grecs par référendum s'ils veulent l'austérité. Les Grecs disent non et Tsipras mène quand même une politique d'austérité.Nous sommes dans des sociétés complexes où les décisions justes doivent prendre en compte l'ensemble des arguments échangés. Citez un secteur où les choses peuvent être tranchées par un oui ou un non ! L'économie, l'éducation, la médecine…Dans tous ces domaines, il faut laisser les gens parler pour arriver à un accord. Le contrat, le consensus, c'est ça la démocratie !»Et la voix du peuple, qu'en fait-on ' «C'est la voix de Dieu. Le peuple aurait nécessairement et toujours raison. Mais à quoi mesure-t-on la qualité d'une démocratie ' Au fait que celui qui prend une décision doit en répondre. Or quand le peuple prend une décision, il n'a pas à en rendre compte. On ne demande pas de comptes à Dieu, n'est ce pas ' C'est la même idée. C'est un pouvoir unilatéral, qui ne peut pas se tromper et donc qui n'a pas à être contrôlé. Il n' y a aucun contre-pouvoir à celui du peuple...». Question à 100 dinars : les mauvais pouvoirs, a-démocratiques, se cacheraient-ils donc derrière les référendums qui, eux-mêmes, se cacheraient derrière la voix du peuple «souverain» '«La politique n'est pas interdite à l'Université, exercez-la»...c'est ce qu'ont entendu les étudiants de l'Unea (Fln) de la bouche du ministre chargé du secteur lors de la dernière Conférence nationale. Tout en précisant qu' «il ne faut pas rendre l'université partisane». Voilà dont des mots d'ordre, ou des conseils d'un membre du Bp du Fln qui ne vont pas tomber dans des oreilles de sourds. Ils seront très certainement bien appliqués par les étudiants Unea/Fln... mais aussi par les autres organisations estudiantines, nombreuses et toutes affiliées à un parti politique...et aussi par les syndicats, Ugta et autonomes divers et multiples. Il est à espérer qu'il y aura assez de temps pour les cours !A suivre…
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Belkacem Ahcène Djaballah
Source : www.lequotidien-oran.com