Oran - A la une

Au bastion de la réunification



Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, a mis l'accent sur la nécessité d'approfondir les études et les recherches sur la dimension arabe de la révolution algérienne. Intervenant à l'occasion du colloque intitulé «L'Algérie dans le Monde arabe, profondeur de l'histoire, enjeux du présent et perspectives de l'avenir» tenu à Oran, le ministre a appelé les professeurs et chercheurs nationaux et arabes à s'intéresser « à tout ce qui touche à notre mémoire commune de manière à renforcer la cohésion arabe» et à «entrevoir une action arabe commune face aux différents défis que confrontent notre patrimoine culturel et nos valeurs», insistant sur «l'importance d'activer cette démarche et de la concrétiser davantage lors des prochains rendez-vous scientifiques» et d'approfondir «les visions et perceptions futures de manière à servir l'intérêt arabe, à renforcer les liens fraternels et la solidarité arabe face aux défis actuels». Le ministre a indiqué que «la Révolution, bénie de Novembre, avec ses principes humanitaires, a été une référence dans la défense des valeurs de nombreux pays et peuples aspirant à la liberté» et «un exemple de prise de conscience, de fermeté, de défi et de sacrifice pour recouvrer les droits et affirmer l'existence sur la base de la force de la foi et de la fermeté des positions». Par ailleurs, les intervenants ayant pris part à ce colloque ont été unanimes à reconnaître que «la rencontre d'Oran constitue un tremplin vers le démarrage d'une action arabe commune en se référant à l'histoire commune des pays arabes et le rôle joué par l'Algérie dans la réunification des rangs». Aussi, ont-ils affirmé que «l'Algérie jouit d'une grande place, particulièrement dans la conscience arabe, devenant, grâce à la Révolution du 1er -Novembre-1954, un des symboles de libération dans l'histoire contemporaine». Dans son intervention, le maître de conférences et chef du département d'histoire à l'université de Tlemcen, le docteurr Abderrahmane Benbouziane, a mis en lumière la nature et l'ampleur de la contribution de l'organisation panarabe dans l'internationalisation de la cause algérienne et la mobilisation d'un soutien mondial en sa faveur. «La Ligue des Etats arabes a fait de la cause algérienne une question centrale à travers son soutien à la lutte armée sur le plan financier, en réservant un budget pour l'Algérie, et militaire», a-t-il indiqué, tout en précisant que «la cause algérienne a servi la Ligue arabe». En effet,, la période allant de 1960 à l'indépendance de l'Algérie constitue l'étape de la consécration de la Ligue arabe qui a qualifié la cause algérienne d'exemple de lutte et de libération. À cet égard, le professeur de sciences politiques à l'université d'Alger 3, le docteur Mohamed Rezig, a plaidé pour «une vision et une pensée stratégique arabe unifiées» tout en prônant une «action commune et collective pour faire face à toute tentative de freiner le développement dans le monde arabe». Selon le locuteur, tout développement et décollage économique «sont tributaires d'une vision unifiée».
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