Oran - A la une

ATTITUDES



ATTITUDES
naiyach@yahoo.frSentir l'herbe fraîche, cueillir quelques brindilles de romarin, humer le parfum irrésistible de la menthe polio imprégnée d'une eau limpide, en ces journées printanières, tout en gambadant dans une prairie verdoyante, c'est ce que nous a offert Mounia et Okba de l'Alternative marketing et communication (AMC), une société, jeune qui favorise le développement et encourage les méthodes alternatives de communication. La nature est son champ d'action favori ; la convivialité, son guide ; la quête de la connaissance et du savoir, son leitmotiv et sa mission, les transmettre. Ecouter le maestro Hamidi, venu tout droit d'Oran, relayé par Mme Lalami, nous parler de l'univers passionnant des plantes, nous conter leur histoire, parce que oui, elles en ont une, nous faire découvrir leurs bienfaits, dans une ambiance relax empreinte de joie et de bonne humeur est une délectation.Caresser la bourrache sans craindre cette sensation de brûlure, tenir l'ortie entre ses doigts avec délicatesse sans se piquer, il faut tout simplement avoir des relations particulières avec les plantes et les aimer, car «ces êtres vivants, il ne faut pas l'oublier, nous sentent», expliquent-ils. Deux jours durant, tels des élèves assidus, accrochés aux lèvres de leur maître, nous buvions les leçons. Devant une assistance composée de biologistes, pharmaciens, médecins toxicologues, herboristes, éducatrices et esthéticiennes, eh oui !Daouia, prend soin de notre visage et de notre corps en puisant ses produits de la terre, et elle ne jure que par elle.Nos professeurs, en fins phytothérapeutes, nous apprennent d'abord à observer ce règne végétal à? combien vaste.Chaque herbe, chaque fleur a un rèle important dans un écosystème, mais aussi dans notre organisme, et à chaque mal sa plante, à condition d'en faire bon usage, car il faut se méfier des plantes vénéneuses. Ils nous montrent ensuite comment la cueillir tout en la préservant «jamais par la racine, car c'est la mort certaine», enfin, comment l'utiliser et pour quel bobo. Et dire que nous passions devant cette multitude d'espèces, sans en connaître les noms et leur portée sur notre corps et notre esprit.Cette formation, courte fut-elle, m'a ouvert les yeux sur ce monde naturel que je ne savais pas regarder. Notre randonnée «phytothérapeutique», tenterons-nous de dire, nous conduira vers le barrage de Naciria, où un pique-nique bio clèturera notre apprentissage. Manger le cresson fraîchement cueilli me replongera dans ma tendre enfance. Mon père l'achetait au marché, et ne cessait de vanter ses vertus, jadis, il se vendait à profusion. Pendant des années, il a réussi à damer le pion à la salade de laitue. Je le dégustais avec plaisir, heureuse d'avoir retrouvé son goût doux et légèrement amer, le craquement de ses racines fraîches sous les dents, que je croyais perdu. Et bien, ce jour-là , je suis rentrée chez moi moins bête !Le prochain rendez-vous est prévu le 1er mai. A bon entendeur, salut !


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