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ASSEMBLEE GENERALE DES AVOCATS Les barreaux d'Algérie désavouent le nouveau projet de loi



L'assemblée générale des barreaux d'Algérie, tenue hier à l'université de Béjaïa, a enregistré une très large adhésion des hommes en robe noire, qui se sont déplacés des quatre coins du pays.
Les discussions autour du retrait définitif du nouveau projet de loi régissant la profession ainsi que les multiples problèmes liés à la défense lors de ses missions ont été les principaux axes de cette rencontre. Le directeur des affaires civiles au ministère de la Justice, chargé de représenter la tutelle lors de ces journées d'étude, s'est longuement penché sur les nouvelles dispositions du nouveau projet qui, selon lui, est l'un des plus «efficaces» à l'échelle euro-méditerranéenne. Certes, certains points, dira-t-il, «sont objet de polémique, mais nous sommes à l'écoute de nos partenaires de la défense, nous privilégions le dialogue et la concertation au durcissement des positions et aux conflits». Le représentant du ministre de la Justice a expliqué devant les avocats que le projet a été élaboré par une commission composée d'avocats, notamment des bâtonniers et des magistrats, et dirigée par un président de chambre au niveau de la Cour suprême et que celui-ci «pourrait comporter quelques articles méprisants pour nos collègues de la défense, mais on n'a pas écarté l'éventualité d'une correction». «Ce n'est pas le Coran», lancera celui-ci aux centaines d'avocats présents à cette assemblée. Les robes noires reprochent à ce projet de loi, élaboré par le ministère de la Justice, de briser leur élan et leur crédibilité devant les justiciers en particulier et l'administration en général. Les dispositions énoncées dans ce nouveau texte de loi constituent, selon eux, une «violation des droits de la défense». La majorité des intervenants s'est félicitée de l'union «sacrée» des bâtonnats nationaux devant les directives unilatérales du ministère de la Justice pour l'élaboration de ce texte. «Nous ne céderons pas au chantage, nous avons payé cher de nos vies, notamment dans les moments difficiles qu'a traversés le pays. L'avocat doit être respecté, il est le défenseur des libertés, il n'est pas au-dessus de la loi, comme le sous-entend le texte. Si nous sommes ici, c'est pour défendre nos droits et pour se pencher sur tous les problèmes liés à la profession », dira Me Idriss, bâtonnier de Béjaïa.
Kamel Gaci
Le maire FLN de Chemini démissionne
Le maire de Chemini, dans la région de Sidi-Aïch, Houari Hamid, élu sur une liste du FLN le mois de novembre 2007, a décidé de jeter l'éponge à quelques mois des prochaines élections locales en déposant mercredi dernier sa demande de démission auprès du wali de Béjaïa. L'édile de Chemini motive son retrait de la gestion des affaires de la cité par «une fatigue accumulée durant son mandat et des problèmes familiaux», a-t-il mis en avant sur les ondes de la radio locale.
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