Les accusations se multiplient. Un président de club dépassé par les
dures exigences financières. Un comité directeur qui a du mal à maîtriser une
situation préoccupante. Des joueurs qui ne cessent de revendiquer sur tous les
toits leurs dûs. Une opposition qui ne veut pas lâcher prise. Tel est le climat
délétère qui règne au sein du grand club asémiste. Un climat qui ne fait que
nuire à l'image du club et ternir une belle histoire écrite par différentes
générations dévouées aux «Vert et Blanc» de Medina El-Djedida.
La dernière décision de la DJS,
donnant feu vert à une assemblée générale extraordinaire, a aggravé la
situation et n'a pas laissé insensibles les dirigeants asémistes qui ont
organisé avant-hier une conférence de presse. Etaler les quatre vérités et
débattre des conséquences d'une telle décision, tel a été l'ordre du jour de
cette rencontre au cours de laquelle on a entendu des choses assez graves au
cas où elles s'avéreraient exactes. Mercredi, le comité directeur asémiste a
pris attache avec le premier responsable de la DRAG qui aurait affirmé, selon
un présent, que cette affaire dépasse ses services et se trouverait sur le
bureau du wali d'Oran. Prenant la parole, Larbi Oumamar, président de la
section football, a mis l'accent sur les graves conséquences que peut engendrer
cette décision de la DJS. «La logique aurait voulu que cette AG extraordinaire
ait lieu en fin de saison et non pas à un moment où l'ASMO a plus besoin de
sérénité et d'union pour éviter la relégation. Dans quelles conditions l'équipe
abordera-t-elle ses deux déplacements consécutifs face à la JSMB et au PAC ?
Personne ne se soucie de l'avenir de l'ASMO et de ses jeunes. Les jeunes ont
même failli déclarer forfait à Tighennif et à Remchi, sans que personne lève le
petit doigt. Les mauvais résultats ne sont qu'un prétexte et seule la prochaine
subvention est la source de tous ces problèmes et de ces luttes intestines qui
divisent le club. Nous avons saisi le wali, la DRAG et la DJS pour que chacun
prenne ses responsabilités. Si on veut «tirer» sur Mehiaoui, cela ne doit pas
se faire au détriment de l'ASMO. Il y a un bureau élu, on ne comprend pas la
raison qui a poussé la DJS à agir de la sorte. Nous aussi nous pouvons réunir
les deux tiers de l'AG et la DJS sera dans l'obligation de faire respecter la
réglementation. La balle est dans le camp du wali», dira-t-il.
Pour sa part, Mohamed Morro,
président de la section jeunes ira plus loin. «L'association va se constituer
partie civile devant les tribunaux». Comme on le constate, la composition de
l'AG et la prochaine perception de la subvention sont à l'origine de toute
cette levée de boucliers. De son côté, le président du comité des supporters,
Merouane Baghor, affirme: «Louaguef figure sur la liste de 2002, tandis que
Tasfaout Hamida, un ancien joueur, fait partie de celle de 2004. Est-ce normal
?». Gherbi Mohamed, le vice-président, affirme: «Il est bien dommage d'en
arriver là, alors que nous devions nous inspirer des exemples de l'ESS, de la
JSK ou de l'USMA».
Telle est la peu reluisante
situation qui prévaut actuellement à l'ASMO. Les autorités locales et même le
MJS sont appelés à intervenir pour mettre fin à cette cacophonie et sauver un
club qui a tant donné pour le football national. Car, à cette cadence, c'est
l'ASMO qu'on fait mourir à petit feu. C'est là la triste réalité et le propre
d'une mentalité dégradante qui caractérise les dirigeants de l'Ouest, d'où
évidemment le déclin du sport-roi à Oran et dans sa région.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com