Des circonstances atténuantes
Sans faire un grand match ce jeudi, l’ASM Oran a, quand même, remporté les trois points, et c’était là l’essentiel pour elle !
Et beaucoup d’autres supporteurs que les siens se seraient satisfaits de ces trois points...
Jugeant qu’elle n’avait pas, cette fois, allié le résultat à la manière, quelques (trop ?) exigeants supporteurs asémistes trouvaient à redire à l’issue du match qui avait opposé leur équipe à celle de l’US Biskra. C’est du moins ce qui se disait sur les travées du stade «Bouakeul». Pourtant, les fans asémistes, et plus particulièrement ceux qui vouaient avant le coup d’envoi leur équipe aux pires gémonies, devraient comprendre que le contexte dans lequel ont évolué leurs favoris était pénible, et ce, tant au plan physique qu’au plan psychique.Il n’est pas dit si des études poussées ont été entreprises par des spécialistes musulmans (les autres religions n’étant, évidemment, pas concernées) sur l’influence du jeûne sur le physique des joueurs, mais il est sûr qu’il n’est pas pratique de jouer au football sous une chaleur accablante sans pouvoir se désaltérer. De plus, ne pouvant échapper à des veillées tardives, il est à se demander quel est l’effet de ces soirées sur l’influx nerveux des joueurs, eux qui doivent néanmoins s’entraîner tous les jours de la semaine… et à jeun de surcroît. Il ne faut pas également oublier que le mois sacré de Ramadhan est un mois familial par excellence.
Et seuls ceux qui n’ont pas vécu la «ghorba» ne peuvent ressentir ce que ressentent, en ces moments particuliers, les joueurs de l’ASMO (et des autres clubs, bien sûr) qui vivent loin de leurs familles ! Dans ces moments là, vous avez beau être chouchouté, entouré, manger les meilleurs plats dans les meilleurs palaces de la place, rien ne vaut la chorba ou la h’rira de maman (ou de madame) !!!
Sur le plan purement sportif, ceux qui se permettent de faire la fine bouche, doivent savoir que l’ASMO -une formation que (presque) personne n’attendait voir prendre un tel départ- est maintenant sous très haute surveillance. En effet, passé les instants de surprise, ses joueurs font maintenant l’objet d’une attention particulière de la part de tous les coachs adverses.
Il suffit, pour s’en convaincre, de voir comment Houhou, l’entraîneur de l’USB, avait chargé Boussad, l’ex Saïdi, de marquer à la culotte Loukili, le meneur de jeu asémiste, et ce, en plus du fait que les Biskris ne se sont nullement découverts… même menés au score !
Et, dorénavant, cela durera… tant que les «Verts et Blancs» tiendront le haut du pavé.
Evidemment, et ce, sans que l’on s’immisce dans les affaires techniques du club, Boualem Charef devra souvent changer d’atouts et… de tactiques, s’il veut que son «onze»Â maintienne le cap jusqu’au bout.
Il va sans dire, bien entendu, que tous les Asémistes sont convaincus que le driver d’El-Djemîia en est parfaitement conscient !
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com