Oran - Revue de Presse

ASM Oran



Ne manque-t-il pas tout simplement un véritable meneur de jeu ? Jusqu’à maintenant, le gazon de l’enceinte «Ahmed Zabana» est au banc des accusés, le stade n’a pas encore souri aux «Asémistes» qui n’ont pas su se surpasser sur leurs bases, devant leur public, certes, pas assez nombreux, en enregistrant le septième nul, dont le troisième à domicile. En fait, l’ASMO a perdu douze points en cinq matchs livrés à Oran devant des adversaires à sa portée, y compris l’ES Sétif le leader invaincu. Quel gâchis!!! Mais qu’arrive-il aux poulains de Bouali ? C’est toujours le même scénario, domination en première période de jeu qui laisse le public espérer un meilleur sort, soudainement ils se relâchent, complètement, sans motif apparent et encaissent parfois des buts stupides comme ce fut le cas lors de la dernière rencontre face à la JSM Bejaia. Pire, ils deviennent méconnaissables même aux yeux de leur entraîneur qui reste lui aussi étonné par ce changement inexplicable. Mais, à vrai dire, des facteurs réels et influents interviennent et font en sorte que certaines conditions peuvent être déterminantes dans le résultat final. Le terrain qui est juste à la limite du praticable. En réalité, il fait l’affaire des visiteurs venus défendre à tout prix non sans exploiter les déchets des locaux pour convertir les ballons récupérés en contre attaques dangereuses. En effet, l’ASMO qui renferme des jeunes talents, très techniques ne peuvent produire un jeu spectaculaire sur ce genre de terrain, et malgré cela on enregistre des séquences de jeu dignes de cette équipe. Cependant de crainte d’être «trahis» par le terrain, ces même joueurs procèdent par des longs ballons à l’emporte-pièce. Dans ce même contexte il faut rappeler que cette équipe travaille toutes les semaines et s’entraîne sur du tartan ce qui veut dire une lecture de jeu différente, et une autre appréciation, différents mécanismes. Brusquement, ils se retrouvent sur un terrain en gazon naturel ce qui produit inévitablement un changement notable pour les joueurs. Toujours sur le même registre, il ne faut pas oublier que les joueurs qui sont jeunes et qui ont besoin d’encouragements, se sont, sans doute, attachés au «douillet cocon» sportif de Aïn Témouchent où ils y étaient merveilleusement portés et poussés par un chaleureux public plus proche d’eux que ne l’est celui de l’immense coquille quasi-vide du stade «Zabana». D’autre part, la tension qui règne toujours pendant toute la semaine et surtout avant le match, des pressions qui stressent les joueurs et perturbent leur concentration et fait en sorte qu’un petit tracas les fragilise et ils perdent toute confiance et maîtrise de soi. Mais le stade «Zabana» est-il objectivement le seul facteur déstabilisant à incriminer? Pas obligatoirement si nous considérons que tout le monde s’accorde à dire que l’ASMO domine souvent les trois-quarts d’un match avant de cafouiller son jeu en toute fin de partie et d’encaisser des buts pourtant évitables avec plus d’attention ou d’organisation tactique. Et cela n’est pas récent ! Rappelons-nous le nombre de points bêtement perdus par les Asémistes dans les derniers quarts d’heures d’un match la saison dernière ! Et le scénario semble se répéter cette saison... Cela ne peut être dû qu’à deux éventualités ! La première est que le coach n’a pas appliqué la stratégie adéquate ou apporté les changements appropriés pour que son team tienne le résultat. Ce qui revient à dire qu’il n’est pas encore tout à fait mûr tactiquement pour le poste et qu’il a besoin d’être soutenu dans ses stratégies. La deuxième hypothèse peut aussi venir du fait que Bouali, dont nous ne mettons nullement en doute les capacités techniques, n’arrive pas à judicieusement faire relayer ses consignes au sein de sa juvénile troupe, tout simplement parce que l’ASMO manque d’un véritable meneur de jeu sachant intelligemment et rationnellement manœuvrer ses jeunes coéquipiers sur le terrain. Sans être grand clerc, il paraît clair que M. Bouali a dévolu cette tâche à Berramla. Seulement, et malgré toutes ses immenses qualités, Tayeb n’a pas du tout (ou pas encore) l’envergure pour tenir ce rôle ! S’il manie admirablement bien le ballon -dans un tout petit carré de 10 mètres de côté autour de lui, il faut le préciser- jamais vous ne verrez Berramla lancer, à partir du milieu du terrain, un ballon millimétré mettant idéalement sur orbite ses attaquants... comme le faisait, par exemple, un Mustapha Boukar avec Guemri Redouane ou Tasfaout Abdelhafid. Au président Mehiaoui de sérieusement réfléchir à la possibilité de trouver et de recruter pareil joueur d’ici le mercato ! B.M.A. et N. Benfreha
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