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Arzew : transporteur clandestin, un métier en plein essor Oran : les autres articles



Deux transporteurs collectifs de voyageurs, avec des véhicules de type Toyota, assurant le transport extra-muros, ont été interpellés, en début de soirée ce vendredi, au centre-ville d'Arzew.Motif : non respect de la ligne. «Ces transporteurs activaient sur les lignes internes (du centre-ville vers les quartiers de la localité) sont en infraction à la règlementation», explique le chef de service de la sécurité publique.
Dans la foulée, deux autres automobilistes, cette fois-ci de vrais transporteurs clandestins, se sont vus retirés leurs «papiers» et sommés de se rendre au siège de la sûreté de daïra. L'intervention de ce corps de police a mis en veilleuse, pour un moment, les nombreux «clans» qui activent dans la localité. «Certains de ces clans, sans aucune honte, ont poussé l'audace jusqu'à s'infiltrer dans notre file de taxis en attente et nous prendre la clientèle», dénoncent des chauffeurs de taxis.
Il est vrai que la situation lamentable dans laquelle se débat le transport urbain depuis des années, malgré un nombre très important de taxis et l'existence de lignes d'autobus, a fait que des «clans» ont, petit à petit, trouver leur compte et ne cessent de se multiplier. Pour beaucoup d'usagers, ces «clans» représentent une solution à des moments où les taxis se font rares. «Le soir et surtout à la nuit tombée, on ne trouve que des clans», dira un usager. «Certains taxis vous imposent leur trajet. Tu lui dis Zabana, il te répond Plateau», ajoute un autre.
«Il y a même quelques taxieurs qui s'arrêtent seulement à Ben Boulaïd (à mi-chemin des quartiers et du centre-ville) alors, moi, je vous dis la vérité, je préfère les clans», déclare cet usager qui semble avoir définitivement fait son choix. Les chauffeurs de taxis voient d'un mauvais 'il ces concurrents qui piétinent leur plate-bande, «qui ne payent aucun impôt», «avec de belles automobiles toutes neuves», «qui ont un autre emploi et qui viennent en fin de journée et le week-end se faire de l'argent en plus».
Un préjudice pour la corporation. Rencontré dans la même soirée, un des représentants des chauffeurs de taxis d'Arzew a révélé que leur syndicat devrait avoir une entrevue avec le chef de daïra, au cours de cette semaine, pour soulever, entre autres, ce problème.
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