Le tronçon de la rue Didouche Mourrad, partant de la place du 1er Novembre 1954 et longeant le marché couvert du centre-ville, a fait sa mue pour se transformer, l'espace d'un mois, en souk à tout venant.Comme à l'accoutumée, le tronçon de la rue Didouche Mourrad, partant de la place du 1er Novembre 1954 et longeant le marché couvert du centre-ville, a fait sa mue pour se transformer, l'espace d'un mois, en souk à tout venant. Comme chaque Ramadhan, tacitement, commerçants, vendeurs «tolérés» et petits revendeurs occasionnels ont décrété ce tronçon, connu sous l'appellation «trig el marché», interdit à la circulation. En plus de l'occupation du trottoir, une grande partie de la chaussée est squattée par des étals de tous genres, laissant tout de même, un «droit de passage» aux passants en leur qualité de potentiels clients.
Le grand rush débute aux alentours de 16 heures. Les clients dont le nombre commence à prendre de l'ampleur, slaloment, se bousculent avec quelques fois des dérapages, marquent des arrêts, font souvent des allées et retours pour «tuer le temps», comparent marchandise et prix, font leurs emplettes et, des fois, achètent n'importe quoi ou se contentent de «se rincer l''il». Il faut dire que ce tronçon d'environ une centaine de mètres s'est harnaché haut en couleur comme à la fête foraine : parasols et rideaux multicolores, guirlandes, bâches tendues par-dessus sur toute la largeur de la rue pour se protéger des rayons dardant du soleil et ' offrir à la clientèle un espace ombragé où elle pourrait prendre tout son temps pour, en fin de compte, délier sa bourse.
Le marketing, c'est pas sorcier! C'est à l'intuition, pas besoin de faire de grandes études. Tous les vendeurs, commerçants bien établis ou occasionnels, grands et petits en savent un bout. Tout se vend. Pain à tous les goûts, normal, brioche, «panini», pain espagnol, pain d'orge et «matlouaa» à même le couffin. Boissons variées, «gaz»-«sans gaz», jus en sachets. Conserves à l'huile, à la tomate, salades de fruits. Produits laitiers et fromagerie. Olives vertes, noires, violentes, piquantes. Fruits de saison du «bled» ou «importation», fruits exotiques.
Poissons, parfois frais, mais aussi du surgelé «décongelé» fourgué aux profanes. Confiserie orientale : zlabia orange et blanche «de Boufarik», chamia «de Mostaganem», halfa turque. C'est à qui écoule le plus de marchandise et à qui en achète le plus, multipliant sans compter les sachets en plastique. Pour tout le mois, et durant les 3 ou 4 heures précédant la rupture du jeûne, «Trig el marché» sera une rue marchande réservée, exclusivement, aux piétons.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Milagh Mankour
Source : www.elwatan.com