Expression - L'exposition entrant dans le cadre du 4e salon d'automne se tient au Palais de la culture.
Cette performance artistique qui se poursuit jusqu'au 31 janvier, comprend des peintures et des photographies toutes puisées dans un imaginaire fécond et démonstratif. Une expression colorée et vivante. C'est un langage franc, gai et parlant à travers lequel les artistes s'illustrent, chacun suivant sa sensibilité. Les styles, tout comme les thématiques, sont variés.
Abdelhamid Taghzouti (Oran) évolue dans un style figuratif où l'expression est saisissante.
Dans 'Terrasses d'Oran' du haut desquelles s'offrent au regard, la ville d'Oran et son port, l'artiste se montre fidèle au respect des formes géométriques qu'il compose d'ailleurs avec régularité, ponctualité, assiduité. L'espace pictural qu'il élabore est organisé. Il est méticuleusement architecturé. Le tracé est méthodique, le geste direct, décidé et précis. Il suit un cheminement discursif. Quant aux couleurs, l'artiste opte pour des tonalités claires. Il y a une prédominance du blanc. Le bleu du ciel est pâle. Cela est, semble-t-il, fait délibérément afin de créer, à en juger par la manière dont le contenu est imaginé, une correspondance, voire une continuité dans le blanc étalé en profusion et qui donne à la surface de la toile (à l'huile) un éclat naturel.
Adel Bentounsi (Annaba) illustre dans 'L'anarchie des idées', un imaginaire presque surréaliste. Sa peinture exécutée à l'acrylique et dans un genre certes figuratif, mais insolite, fantastique, laisse paraître des personnages pareils à des entités invraisemblables, fantasmagoriques. Ils revêtent en effet une apparence humaine mais qui semble différente du genre humain, des individus venus probablement d'une autre dimension spatio-temporelle. L'atmosphère dans laquelle ils évoluent, est sombre et morbide. L'espace est teinté de couleurs sinistres et chaotiques. Ces personnages qui semblent être des extraterrestres, brandissent des coupures de journaux comme pour revendiquer un droit ou dénoncer un abus. Divergence d'opinions, cacophonie des idées. Hadj-Benali Nassim (Alger) expose des photographies dont 'Promenade dans le passé'. Dans ce cliché en noir et blanc, pris de loin et du haut d'un promontoire, l'on voit deux individus (un père et son fils) se promener sur la plage : la mer est calme, les vagues viennent dans un chuchotement feutré, s'évanouir sur la plage. C'est un décor tout en poésie qui s'offre au regard. Le salon d'automne qui, pour rappel, se poursuit jusqu'au 31 janvier, est un rendez-vous annuel. Il rassemble la jeune création (soixante jeunes artistes) représentant vingt-cinq wilayas et leur offre un espace pour dévoiler toutes leurs potentialités créatrices. Ce salon représente la diversité artistique, allant du figuratif à l'abstrait. Ce salon dont la marraine est Souhila Belbahar, doyenne de la peinture algérienne ' qui expose aussi quelques-unes de ses peintures ' procure au public de l'émotion ainsi que l'occasion de découvrir la peinture algérienne ainsi que l'art visuel. Les exposants représentent la relève et illustrent, par leur travail, l'innovation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yacine Idjer
Source : www.infosoir.com