Othmane Mersali est parmi ces artistes-peintres qui tiennent à la finesse et au détail. Il use de son pinceau comme d'un appareil photo. Il aime les vieux quartiers et la peinture qu'il pratique depuis sa tendre enfance.Soucieux du détail et de pérenniser ces faubourgs des villes visitées qu'il semble admirer, le talentueux Otmane Mersali les magnifie à sa manière selon sa vision, et sa sensibilité. Proche des gens et à l'écoute de ce qui l'entoure, il vibre comme ses cités qu'il côtoie tout en captant leurs moindres changements. Tel un photographe, il saisit au vol cet instant qu'il sublime et l'immortalise. Avec précision, et avec une palette colorée sobrement mais intense et pleine de robustesse par ses multiples nuances, le plasticien donne un superbe rendu selon ses aspirations de ces cités méditerranéennes et de Paris. En quête de nouveauté et d'inédit, il cherche toujours l'excellence dans sa peinture afin de se renouveler une capacité de changement propre à tout véritable artiste. Dans un entretien qu'il nous avait accordé, il avait affirmé que son style un peu particulier découle d'une influence acquise depuis son passage à l'école des Beaux-arts d'Oran, de l'école impressionniste, «une nouvelle tendance de l'époque qui a révolutionné la peinture d'alors qui était le romantisme, et qui, avant l'arrivée de la photographie était dans son rôle de reproduire fidèlement la nature et les hommes ; et les nouvelles techniques de la photo ont permis justement aux artistes de jouer leur vrai rôle de créateurs et non plus seulement celui de reproducteurs». Et c'est dans cette optique que l'artiste essaie de trouver sa voie «en allant plus loin que l'impressionnisme, un style qui s'apparente à l'impressionnisme à qui un jour, il faut trouver un nom», précise-t-il.
Voyages?
Othmane Mersali a son actif des dizaines d'expositions en Algérie et à l'étranger. Dans toutes ses créations, les thèmes qui prédominent ce sont les quartiers populaires. Cela peut- être un quartier des faubourgs d'Oran, de Paris, de Marrakech ou une ruelle de la Casbah puisqu'il voyage souvent. Il faut dire que Othmane Mersali ne consacre sa vie qu'à la peinture. Même s'il vit actuellement en France, il est toujours prêt à exposer en Algérie pourvu qu'on l'invite. Otmane Mersali qui ne cache pas son amour pour les anciennes images notamment celles des anciens quartiers est tel un photographe qui tient à perenniser certains instantanés. Soucieux du détail, il tient à sauvegarder les faubourgs des villes qu'il a visitées et qu'il semble admirer. Le talentueux artiste les magnifie à sa manière selon sa vision, et sa sensibilité. Proche des gens et à l'écoute de ce qui l'entoure, il vibre comme ses cités qu'il côtoie tout en captant leurs moindres changements. Tel un photographe, il saisit au vol cet instant qu'il sublime et l'immortalise. Avec précision, et avec une palette colorée sobrement mais intense et pleine de robustesse par ses multiples nuances, le plasticien donne un superbe rendu selon ses aspirations de ces cités méditerranéennes.
Nouveauté?
En quête de nouveauté et d'inédit, il cherche toujours l'excellence dans sa peinture afin de se renouveler. Une capacité de changement propre à tout véritable artiste. Dans un entretien qu'il nous avait accordé, l'artiste, qui voyage souvent pour découvrir de nouveaux sites et de belles images, avait déclaré que dans toutes ses créations «les thèmes qui prédominent ce sont les quartiers populaires que le grand Jacques Brel appelle dans une des ses chansons «les bicotes» c'est-à-dire les vieux quartiers un peu délabrés et surtout à l'étude de la lumière. Cela peut-être un quartier des faubourgs d'Oran, de Paris, de Marrakech ou une ruelle de la Casbah». Au sujet de la prédominance du bleu dans ses tableaux, Otmane Mersali indique que «tout est prétexte pour une étude de la lumière ou une belle composition». On doit comprendre aussi que cette approche et cet amour du bleu vient du fait que l'artiste est attiré par les villes de la Méditerranée. «C'est tout simplement une inspiration du moment, soit souvent une dominance bleue, rouge, ocre, grise etc ; et cela pour ne pas tomber dans le répétitif et donc la monotonie ou l'ennui du public», précise-t-il. Ainsi, on retrouve d'autres couleurs dans ses ?uvres. Selon lui, l'artiste doit se remettre en cause de temps en temps pour pouvoir avancer sinon, il stagne. Otmane Mersali est de ces artistes qui ne cessent de peindre et encore peindre et bien sûr exposer.
Une riche carrière
Au sujet des invitations pour les expositions, il avait soulevé un sujet intéressant : celui de l'intérêt pour les chanteurs et la marginalisation de certains peintres. Mersali avait déclaré «Les plasticiens ne demandent pas plus que les moyens qui sont offerts aux chanteurs par exemple quand ils sont invités à se produire en Algérie. *Pourquoi un chanteur, un conférencier est-il pris en charge complètement et c'est légitime, et le plasticien doit-il tout payer de sa poche quand il est invité à exposer dans son pays. L'idéal, c'est qu'il y ait des ventes et cela n'est toujours pas évident». Mersali a bien raison, on devrait penser à ces artistes algériens qui vivent à l'étranger et les inviter en les prenant en charge comme on le fait pour les chanteurs. Né en 1952, Otmane Mersali qui a une longue carrière derrière lui, a enseigné Mostaganem, sa ville natale après avoir obtenu un DEA d'Arts plastiques à Paris. Il est reparti en France en 1994. Il vit à Argenteuil et expose régulièrement en Europe et en Algérie lorsqu'on l'y invite.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kheira Attouche
Source : www.letempsdz.com