
Un vaste trafic de sang vient d'être démantelé par les services de sécurité et on compte, selon des sources proches du dossier, six arrestations dont deux personnes travaillant au CHU de Beni Messous, à Alger, et quatre personnes exercent à l'hôpital d'Oran.Un vaste trafic de sang vient d'être démantelé par les services de sécurité et on compte, selon des sources proches du dossier, six arrestations dont deux personnes travaillant au CHU de Beni Messous, à Alger, et quatre personnes exercent à l'hôpital d'Oran.Selon les premières informations de l'enquête, le sang volé était destiné aux cliniques privées moyennant des sommes d'importantes sommes d'argent ce qui confirme, encore une fois, l'état de déliquescence dans lequel se trouvent les hôpitaux algériens. Car il n'est pas normal que des poches de sang provenant de dons de citoyens disparaissent aussi facilement des établissements hospitaliers.Il s'agit, dans ce cas de figure, de réseaux bien structurés et ayant des ramifications dans plusieurs régions du pays. Invité hier à la radio Chaîne 3, le président de la Société algérienne de pharmacie, M. Benhamdine, a regretté cette triste réalité et s'est interrogé sur l'utilité de la traçabilité et la gestion informatique qui sont importants dans la prévention des vols dans les hôpitaux à l'instar des poches de sang et des fils de suture.Il a plaidé aussi pour des inspections efficaces qui nécessitent, selon lui, des inspecteurs bien formés, de même que les pharmaciens des hôpitaux qui doivent être au faIt de tous les détails. Au sujet des poches de sang, il a fait part de ses appréhensions quant au respect ou non par les auteurs du vol de la chaîne du froid dont ont besoin ces quantités de sang. M. Benhamdine a jugé par ailleurs grave s'il s'avère réellement que les poches de sang sont achetées par des cliniques privées.« Dans ce cas-là, c'est du recel et c'est condamnable », a-t-il précisé sur les ondes de la Chaîne 3 lors de l'émission Invité de la rédaction.Ce dernier a relevé, à cette occasion, un fait qu'il juge important, à savoir la non concrétisation sur le terrain de l'agence nationale du médicament comme stipulé par la loi de 2008. Selon lui, il faut réformer cette loi en mettant en place un conseil d'administration à l'agence nationale du médicament dans lequel, tous les ministères concernés seront représentés, à savoir l'industrie, le commerce, le travail et la sécurité sociale, les affaires étrangères, l'enseignement supérieur.Questionné sur d'autres sujets, le président de la Société algérienne de pharmacie a surtout abordé la problématique de la facture pharmaceutique, de plus en plus en hausse. Elle est passée en 10 ans de 800 millions de dollars à 3 milliards de dollars en 2013. Un simple calcul fait ressortir que le citoyen algérien consomme chaque année 80 dollars pour s'approvisionner en médicaments.Un chiffre qui n'est pas considérable selon M. Benhamdine qui a indiqué que la moyenne mondiale est de 120 dollars/ hab/an. Mais il faut dire que 3 milliards de dollars reste une enveloppe importante et le seul moyen de réduire les importations est bien évidemment la production.A ce sujet, le président de la Société algérienne de pharmacie a reconnu que la production pharmaceutique en Algérie est insignifiante malgré la présence, a-t-il affirmé, de 60 usines de fabrication de médicaments.Selon les premières informations de l'enquête, le sang volé était destiné aux cliniques privées moyennant des sommes d'importantes sommes d'argent ce qui confirme, encore une fois, l'état de déliquescence dans lequel se trouvent les hôpitaux algériens. Car il n'est pas normal que des poches de sang provenant de dons de citoyens disparaissent aussi facilement des établissements hospitaliers.Il s'agit, dans ce cas de figure, de réseaux bien structurés et ayant des ramifications dans plusieurs régions du pays. Invité hier à la radio Chaîne 3, le président de la Société algérienne de pharmacie, M. Benhamdine, a regretté cette triste réalité et s'est interrogé sur l'utilité de la traçabilité et la gestion informatique qui sont importants dans la prévention des vols dans les hôpitaux à l'instar des poches de sang et des fils de suture.Il a plaidé aussi pour des inspections efficaces qui nécessitent, selon lui, des inspecteurs bien formés, de même que les pharmaciens des hôpitaux qui doivent être au faIt de tous les détails. Au sujet des poches de sang, il a fait part de ses appréhensions quant au respect ou non par les auteurs du vol de la chaîne du froid dont ont besoin ces quantités de sang. M. Benhamdine a jugé par ailleurs grave s'il s'avère réellement que les poches de sang sont achetées par des cliniques privées.« Dans ce cas-là, c'est du recel et c'est condamnable », a-t-il précisé sur les ondes de la Chaîne 3 lors de l'émission Invité de la rédaction.Ce dernier a relevé, à cette occasion, un fait qu'il juge important, à savoir la non concrétisation sur le terrain de l'agence nationale du médicament comme stipulé par la loi de 2008. Selon lui, il faut réformer cette loi en mettant en place un conseil d'administration à l'agence nationale du médicament dans lequel, tous les ministères concernés seront représentés, à savoir l'industrie, le commerce, le travail et la sécurité sociale, les affaires étrangères, l'enseignement supérieur.Questionné sur d'autres sujets, le président de la Société algérienne de pharmacie a surtout abordé la problématique de la facture pharmaceutique, de plus en plus en hausse. Elle est passée en 10 ans de 800 millions de dollars à 3 milliards de dollars en 2013. Un simple calcul fait ressortir que le citoyen algérien consomme chaque année 80 dollars pour s'approvisionner en médicaments.Un chiffre qui n'est pas considérable selon M. Benhamdine qui a indiqué que la moyenne mondiale est de 120 dollars/ hab/an. Mais il faut dire que 3 milliards de dollars reste une enveloppe importante et le seul moyen de réduire les importations est bien évidemment la production.A ce sujet, le président de la Société algérienne de pharmacie a reconnu que la production pharmaceutique en Algérie est insignifiante malgré la présence, a-t-il affirmé, de 60 usines de fabrication de médicaments.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : SMAIL B
Source : www.lemidi-dz.com