Oran - Revue de Presse

Après les débordements des eaux usées sur le canal des eaux pluviales de Hassi Ameur



Le wali d’Oran pointe les industriels pollueurs Le wali d’Oran, Tahar Sekrane n’a pas mâché ses mots, à l’hémicycle, lors du dernier briefing hebdomadaire, en indiquant qu’il ira «jusqu’à la fermeture des usines polluantes installées dans la zone industrielle de Hassi Ameur». Le chef de l’exécutif qui fait de l’aspect sanitaire, un axe important de son programme de travail, a indiqué aux gestionnaires locaux et cadres de la wilaya, qu’il entend prendre des dispositions draconiennes à l’encontre de certaines usines qui déversent les eaux usées toxiques sur le canal des eaux pluviales, non sans mettre en demeure les tanneries, pour ne citer que celles-ci, à se mettre au diapason, en terme de mise à niveau environnemental. «Elles doivent se mettre au diapason même si elles disposeraient déjà d’une station d’épuration et de traitement des eaux usées» a t-il précisé. M. Tahar Sekrane qui a dressé dans la foulée un réquisitoire à l’encontre des contrevenants, a instruit le Secrétaire Général de la wilaya pour mettre en place une cellule spécialisée à même de faire des propositions concrètes pour en finir avec cette situation dommageable qui nuit à la santé de la population de cette localité et partant à l’environnement. Le wali qui donne un carton rouge aux contrevenants à la loi, y compris ceux en charge du nettoyage du Canal, entend instaurer le système du «pollueur payeur». «J’appelle les industriels à respecter la loi sur l’environnement. Nous avons adressé des mises en demeure mais cela n’a rien donné et les usines incriminées continuent au mépris de la réglementation de déverser leur rejet sur le canal de la zone industrielle. Qu’on ne me brandisse pas le spectre de l’emploi. Car j’irai jusqu’à la fermeture des usines polluantes. La santé de l’individu et de l’environnement n’a pas de prix». Il faut dire que les usines polluantes identifiées continuent de fouler du pied la réglementation algérienne en vigueur qui définit les valeurs limites des rejets d’effluents liquides industriels et ce, conformément au décret 06/141 du 19 avril 2006. Le hic est, que, malgré les mises en demeure à répétition, certaines unités ont été fermées puis rouvertes après engagement de réaliser des STEP, elles continuent de déverser les eaux usées industrielles vers le canal des eaux pluviales, nous informe-t-on de sources responsables auprès de la direction de l’environnement. Les mêmes sources qui révèlent des analyses faites par l’Observatoire National de Développement Durable(ONDD), confirment une charge de demande biologique en oxygène importante en (D.B.O. 5) ainsi qu’une demande chimique en oxygène qui dépasse les normes notamment en matière de chrome(D.C.O). Une information et non des moindres: les STEP qui ont été réalisées au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur jusque-là -trois- ne répondent pas aux normes, comme le signale une source de la direction de l’environnement de la wilaya. Autre point noir, la zone de Atatba relevant de la commune de Aïn Bya qui connaît des déversements des eaux usées sur des périmètres agricoles. Sur ce sujet, le président de l’APC de Aïn Bya pose en termes d’urgence, la réalisation d’une STEP sur le territoire de sa commune. «C’est, dit-il, ce même canal qui est obstrué par des eaux usées et la situation de certaines exploitations agricoles à Atataba risque d’être dommageable. Certes, on nous a promis de réaliser cette STEP mais on ne voit rien venir». Prenant la parole, le wali d’Oran a rassuré cet édile de la réalisation d’une future STEP à l’Est de la wilaya d’Oran, au même titre, ajoute t-il, que celle du centre et l’ouest. Cette dernière, sise à Aïn El-Türck et dont le taux d’avancement du projet est de 70%, il est utile de le souligner, connaît un sérieux retard. «Un retard qui sera rattrapé», promet le directeur de l’hydraulique de la wilaya d’Oran. Safi Z.
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