Oran - A la une

Après le S12, trafic dans les registres matrices



Le service d'état civil de l'APC d'Oran est secoué par une affaire de faux et usage de faux qui fait, actuellement, l'objet d'une enquête des services de sécurité, a-t-on appris auprès de sources sécuritaires.
En effet, il y a quelques jours, un citoyen, qui désirait changer de nom, s'est vu offrir cette faveur en recourant aux services d'un intermédiaire qui a soudoyé un agent de ce service pour procéder à ce changement en transcrivant un nouveau patronyme sur le registre matrice.
Ce faux et usage de faux fait aujourd'hui l'objet d 'une enquête approfondie des services de sécurité, ont indiqué nos sources, précisant que l'agent aurait dû solliciter du requérant, conformément à la loi, un arrêté de la Cour suprême de changement de nom et aussi une copie de la publication dans le Journal officiel de la République algérienne.
Or, rien de tout cela n'a été fait et il a suffi d'une somme d'argent pour procéder à un changement sur le registre matrice, «ce qui est un grave outrage à un document officiel et un faux et usage de faux avéré», affirment nos sources.
Ces dernières ne manqueront pas de rappeler que le service d'état civil est souvent secoué par des scandales. Il y a moins d'une année, le disque dur d'un micro comportant les indications scannées à partir de plusieurs registres matrices avait disparu de ce service. L'enquête diligentée par les services de sécurité n'a pas encore abouti à la découverte des auteurs de ce vol qui avaient également emporté avec eux plusieurs documents officiels du service.
L'autre fait majeur enregistré par ce service est la disparition du registre matrice des naissances de l'année 1959. Ce document dont on ne retrouve plus la trace mentionnait les naissances de plusieurs citoyens de nationalité marocaine, ce qui constitue une grave affaire qui n'a pas encore livré tous ses secrets.
Et malgré tous les mouvements de personnels décidés par les responsables de la commune, le service fait toujours parler de lui. Il y a quelques mois, les responsables de la commune avaient mis au jour un réseau qui s'était spécialisé dans la confection des extraits de naissance S12 moyennant des sommes d'argent variant de 2000 et 4000 DA.
Les citoyens, notamment ceux résidant dans d'autres wilayas, étaient approchés par des intermédiaires qui rôdaient dans les files d'attente ou au café de l'Hôtel de ville pour leur proposer l'établissement de ce document en un temps record, moyennant bien sûr une commission.
Un agent de sécurité avait même été pris la main dans le sac au moment où il cachait à sa sortie une vingtaine de S12 dans ses sous-vêtements. L'affaire avait défrayé la chronique et accéléré le transfert du service vers de nouveaux locaux à Médina J'dida. Mais depuis, et même si un léger mieux a été constaté, des pratiques illégales continuent d'être signalées.


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