La tendance à la baisse pour les fruits et légumes se confirme
Une tendance à la baisse est constatée sur le prix des fruits et légumes, quelques jours seulement après la flambée qui a suivi l’Aïd El-Fitr, soulageant un temps soit peu les premiers touchés, en l’occurrence les chefs de familles et notamment ceux ayant plusieurs bouches à nourrir.
C’est en effet une certaine effervescence qui avait gagné les points de vente des fruits et légumes répartis à travers toute la ville d’Oran. Selon Mouad Abed, chargé de l’organique auprès de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA), «cette perturbation des prix trouve son explication dans le long week-end qui a suivi la fête de l’Aïd, ajouté à cela les intempéries qui ont perturbé l’approvisionnement du marché local en produits frais et sans omettre, bien sûr, les maîtres de l’informel qui se placent en intermédiaires entre mandataires et détaillants». La référence étant l’unique marché de gros des fruits et légumes d’Oran, les prix affichés en début de matinée de ce mardi proposaient une tomate entre 30 et 40 dinars alors qu’elle était cédée au lendemain de la fête à 100 dinars. Les oignons étaient au prix de 10 dinars alors que le piment doux est proposé entre 28 et 30 dinars. De son côté, la salade verte qui avait atteint 70 dinars a été cédée, ce mardi, à 25 dinars. Le produit de référence, à savoir la pomme de terre affichait un prix de gros entre 22 et 28 dinars. Pour ce qui est de la tarification affichée des fruits, la banane a été proposée hier à 70 et 80 dinars pour une qualité jugée supérieure. La poire, de son côté, oscillait entre 30 et 80 dinars, selon les qualités présentées sur les étals. Le raisin, quant à lui, est cédé à 40 dinars. Pour ce qui est de la viande, le poulet est proposé à 260 dinars le kilogramme, la viande de veau à 560 dinars alors que l’agneau est au prix de 680 dinars. Des commerçants installés au niveau du marché de gros à Oran précisent «Les intermédiaires traitent directement avec les agriculteurs à l’entrée même du marché et nous, commerçants, sommes obligés d’acheter les fruits et légumes en deuxième et troisième main d’où la hausse des prix». Sur ce point, M. Mouad de l’UGCAA précisera que des propositions concrètes ont été faites pour combattre ce marché informel et éliminer de fait ces intermédiaires. Parmi ces solutions, la remise en activité des anciens Souks El-fellah, au nombre de 12 et fermés depuis longtemps. La création d’un poste de police est à prévoir à l’entrée du marché de gros dans le but d’interdire l’entrée aux spéculateurs. Remettre comme auparavant des cartes permettant aux mandataires d’identifier les agriculteurs et les détaillants. Le représentant de l’union des commerçants tiendra tout de même à lancer un appel en direction des clients et consommateurs afin de ne pas tomber dans le piège des achats intempestifs, sachant que l’approvisionnement en produits de large consommation est régulièrement assuré.
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com