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Après l'éradication des marchés informels : Retour en force des charrettes et des hippomobiles



Malgré l'arrêté d'interdiction et les nombreuses opérations de saisies et mises en fourrière opérées par les services de police, les citoyens ont remarqué un retour progressif des véhicules hippomobiles et autres charrettes à travers les artères de la ville avec tout ce que cela induit pour l'image dégradée d'une capitale en proie à une extension anarchique mais surtout en perte de ses repères «égarés». Les automobilistes, tout comme les citoyens, qui avaient cru à la disparition totale de ces charrettes font, quotidiennement, face à un encombrement généré par la circulation anarchique de ces moyens de locomotion.
Après l'éradication des marchés informels, les hippomobiles sont revenus en force. Pourtant, interdits de circulation en vertu d'un arrêté communal datant de plusieurs années, les véhicules hippomobiles bravent l'autorité publique et reviennent dans la ville pour redonner d'elle l'image hideuse d'un grand bourg. Si, au départ, ils se faisaient discrets, en se concentrant surtout à l'intérieur des localités et de quelques communes, à l'image de Aïn El-Beïda, Chteïbo, Es-Sénia, entre autres, aujourd'hui, ils n'hésitent plus à investir les grandes artères de la ville. Dans certains quartiers à grande concentration de population, à l'image d'El-Hamri, Dar El-Beïda, M'dina Jdida, Boulanger. Prohibé pourtant, ce type de transport a repris du service.
Ces charrettes sont pour la plupart utilisées dans le commerce informel des fruits et légumes. Les prix proposés par ces commerçants ambulants sont des plus attractifs. « Ces commerçants ambulants nous laissent choisir le calibre que l'on souhaite à l'inverse des autres revendeurs autorisés », disent ces mères de famille. Même si, pour le moment, les rues du centre-ville n'ont pas encore été investies par les charrettes et les ânes, dans d'autres quartiers les véhicules hippomobiles ont repris leurs activités et leur nombre ne cesse de s'accroître au fil des semaines. Cette situation est due à la misère dans laquelle vivent de nombreuses familles oranaises. Pour rappel, un arrêté de la wilaya interdisant ces charrettes est entré en vigueur en 2007 et s'est traduit par le renforcement des dispositions permettant de mener à bien cette action. D'ailleurs, des entrepôts ont été aménagés pour parquer les hippomobiles saisis.
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