Comme chaque vendredi, hier à l'occasion du 35e acte de mobilisation populaire, les manifestants de Sidi Bel-Abbès, quoique leur nombre fût réduit, ont battu le pavé pour réclamer la libération des détenus d'opinion, notamment Lakhdar Bouregâa, Karim Tabbou et Abdellaoui. À ce propos, les manifestants, qui demeurent intransigeants face à cette situation, ont rejeté l'organisation de l'élection présidentielle avant le départ des résidus de l'ancien système.Aussi, concernant les résultats des élections en Tunisie, les manifestants ont tenu à féliciter à leur manière nos voisins de l'Est. "Nous félicitons la Tunisie car les chefs militaires ne s'ingèrent pas dans la politique", ont-ils dit. Dénonçant ce qu'ils considèrent comme une atteinte aux libertés individuelles, ils se sont montrés déterminés à poursuivre leur mobilisation malgré les arrestations et le black-out des médias sur la voix du peuple.
Drapés dans l'emblème national et arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "La colère du vendredi ne peut remplacer l'incarnation de la volonté du peuple", "Le peuple est la source du pouvoir. Partez, partez", les marcheurs ne se sont pas lassés de réitérer leur appel pour "Un Etat civil et non militaire", en scandant également : "Derrière chaque régime corrompu, il y a un peuple endormi" et "Si le peuple veut vivre, il doit changer le système."
A. BOUSMAHA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A BOUSMAHA
Source : www.liberte-algerie.com