Oran

Appel à l'acquisition d'un système de détection des anomalies sur les



Appel à l'acquisition d'un système de détection des anomalies sur les
Benhamiche Kamel, représentant de la société IEM en Algérie, spécialisée dans la conception des systèmes de diagnostic des anomalies sur tout ce qui est matériel roulant, attire l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité d'introduire en Algérie le système appelé Siris. Ce dernier servant à détecter sur les camions et les transports (de marchandises et de voyageurs) l'usure des roulements et autres défaillances matérielles qui mettent en péril la vie des usagers de la route.«Quand ils parlent des causes des accidents de la route en Algérie, ilsévoquent l'excès de vitesse, les dépassements dangereux, la non-maîtrise de la conduite... mais très peu de l'état des freins, des pneus, du roulement, voire du camion ou du bus, de façon générale», relève-t-il. Notre interlocuteur considère que cela est «une grande erreur parce qu'en réalité, des études aux Etats-Unis le montrent, une bonne partie de ces accidents est provoquée justement par les défaillances dans les freins et les pneus, entre autres». Ce dernier rappelle, à ce propos, un phénomène assez bien connu en Algérie : «Des conducteurs de camions utilisent des pneus usés, parfois empruntent ceux du proche ou du voisin juste pour dépanner et reprennent l'ancien juste après. Souvent ils continuent de circuler avec des freins qui posent problème...Ils bricolent à leur manière, ignorant ou feignant d'ignorer les conséquences sur tous ceux qui empruntent la route.» La société américaine est connue pour son système de détection des anomalies du genre sur les chemins de fer. Il a été développé en 1987 sur demande du ministère des Transports et, depuis, il est commercialisé pratiquement dans le monde entier. En faisant des recherches sur ce système (appliqué sur les chemins de fer), Benhamiche Kamel affirme avoir découvert l'autre, appliqué sur les camions et les bus. Ce dernier a été développé par la même société en 2009 et a été appliqué, à titre d'essais, dans 4 Etats.Le Siris, qui est un ensemble de capteurs, permet d'identifier l'état du véhicule (camion et bus) à distance. Il a un rôle préventif du fait qu'il identifie l'anomalie et prévient le conducteur et les autres (l'atelier qui pourrait réparer la panne, les services du ministère des Transports et tous ceux que l'information pourrait intéresser) avant qu'un éventuel accident ne se produise. Le conducteur est verbalisé mais cela lui permet de corriger«l'erreur». S'il récidive, il est vite repéré, même s'il se trouve à des centaines de kilomètres du lieu où il a été «interpellé» la première fois. Et dans ce cas, c'est carrément l'immobilisation du camion ou du bus. Benhamiche Kamel considère qu'il est urgent d'introduire ce système en Algérie parce qu'il s'agit de sauver des vies humaines. D'ici 2015, il sera commercialisé partout dans le monde et il y aura de la concurrence pour son acquisition. Et, comme c'est le cas pour tout autre produit, il y a grand risque que, d'ici là, «le produit noble» manque et l'Algérie n'aura droit qu'à ce qui est «dernier choix». Comme le dit notre interlocuteur, «on aura des produits chinois».Et de poursuivre : «Ce n'est pas intéressant cela. Je pense qu'il est temps que nos responsables commandent ce système et directement à partir de la source.Des essais faits aux USA montrent que sur un ensemble de 4 375 camions qui sont passés par ce système, 359 anomalies ont été détectées, soit 8,2%. 328 ont été signalées sur les freins, 29 sur les pneus. Cela aux USA. Que dire alors en Algérie' Je ne peux me taire sur cette situation. C'est vrai que cela a une connotation commerciale mais il s'agit aussi de sauver des vies humaines.»Les responsables du ministère des Transports sont-ils au courant de l'existence de ce système' Ont-ils au moins pensé à engager la réflexion sur la nécessité d'utiliser des systèmes du genre'Rien n'est sûr. En attendant, chaque jour, chaque semaine, chaque année, lesservices de Gendarmerie nationale et ceux de la Protection civile comptent lesmorts sur la route. Le destin, disent certains.K. M.


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