Comme chaque année à la même date, c'est-à-dire le 1er mai, la ville d'Oran renoue avec l'animation de rue.Partie de la place du 1er Novembre, une marée humaine a traversé le centre-ville en passant par la rue Khemisti, l'un des axes les plus encombrés. Celle-ci «aurait dû être fermée à la circulation», déplore Kouider Metaier, de l'association Bel Horizon qui a, par ailleurs, lancé un appel pour une journée sans voitures, sans succès. La situation aurait pu générer des désagréments chez les automobilistes, mais c'était sans compter sur ces «géants», des marionnettes aux dimensions démesurées qui ont accompagné la foule et beaucoup contribué à détendre l'atmosphère. Ils étaient déjà là l'année dernière à créer l'événement en déambulant sur le Front de mer, tels des «touristes» curieux de découvrir une ville à «échelle réduite» (vu leur taille, plus de 4 m).Ils étaient invités par l'Institut français par le biais de la compagnie les Grandes personnes qui les a conçus selon un modèle déjà expérimenté en Amérique latine (Alebrijes mexicaines). Ceux de cette année ont été fabriqués localement grâce à un partenariat entre des animateurs de la compagnie et l'association SDH. Le résultat est le même, toujours impressionnant, d'autant plus que cette fois les modèles choisis se réfèrent à la culture locale.A mi-chemin, à hauteur du Grand Garage, le cortège géant a été rejoint par les musiciens de la fanfare qui ont improvisé des mélodies festives au grand bonheur des marcheurs, mais surtout des passants qui se sont offert quelques moments de joie. «Par leur aspect festif, ce genre de manifestation représente des moments de décompression très utile pour le vivre- ensemble dans une grande ville comme Oran», explique Kamel Breksi, de l'association SDH qui vient de fêter ses 25 ans d'existence. Après une halte au square Larribère (ex-Cayla) pour les «géants» et un spectacle de clowns sur la place Port-Saïd, les randonneurs se sont retrouvés au jardin Sidi M'hamed Benouda qui vient juste d'être réaménagé. Un lieu de détente qu'on veut mettre en valeur pour le rendre «fréquentable» par la population. A l'origine, la randonnée du 1er mai, initiée par Bel Horizon, consistait à marcher sur les flans du Murdjadjo pour atteindre le fort Santa Cruz.L'initiative, soutenue par plusieurs autres associations, intéressait beaucoup de monde. L'idée a évolué pour devenir une déambulation urbaine ; mais là, marcher ne suffit pas, d'où l'idée d'inviter des troupes de musique de rue, des clowns, des magiciens, etc., pour assurer l'animation. Grâce au partenariat, des artistes de plusieurs pays européens, notamment allemands et espagnols, ont déjà pris part à cette manifestation, à l'instar de l'homme qui possède la prouesse de se suspendre juste par la main et pendant de longues heures sur un mur, un tour de magie qui a ébahi le public non habitué à ce genre de performance. Les fanfares initient des musiciens locaux, le tout agrémenté par des troupes de danse et d'autres actions laissant libre cours à la créativité, dont le seul but est d'amuser le public.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Benachour
Source : www.elwatan.com