Se dirige-t-on
vers un énième transfert de la station de bus de la ligne Oran-corniche de la
cité Dar El-Hayat ? Affirmatif, déclarent les usagers, qui estiment que depuis
le lancement des travaux du tramway d'Oran dans son tronçon de l'avenue de
l'ANP, maintenir une station dans une voie rétrécie avec, en plus, les bus des
lignes U et 34 qui viennent y stationner, relève de l'irrationnel.
Les habitants de
Dar El-Hayat, quant à eux, estiment que la vie est devenue intenable à la
sortie de la cité en raison, en premier lieu, de la prolifération des marchands
informels appelés communément «ferracha» qui ont investi tout le trottoir
jusqu'à l'intersection avec le boulevard du colonel Benabderezzak, mais
également pour cette station improvisée et très sollicitée. Malgré une alvéole
ne pouvant contenir que deux ou trois bus, tous sont unanimes pour affirmer que
cette station, qui draine la foule avec l'arrivée de la saison estivale, doit
être transférée non loin de là. Ils désignent tous l'avenue du colonel
Benabderezzak, sur l'esplanade du palais des sports Hammou Boutlélis, une
artère large qui peut servir provisoirement (encore une fois) de station pour
les transporteurs assurant la navette avec la station balnéaire de Aïn
El-Turck, via Mers El-Kebir. Cette dernière localité a été littéralement isolée
après que les quelques transporteurs de la ligne 14 qui la reliaient à Oran
eurent décidé derechef de ne plus exercer.
Pour la genèse,
la station de bus de la corniche oranaise en est à son troisième transfert,
dans un premier temps de la rue du 20 Août 1955 (ex-la Vieille-Mosquée) vers le
boulevard Stalingrad à Sidi El-Houari, puis un autre vers Dar El-Hayat depuis 2
ans à la suite de l'ouverture à la circulation de la pénétrante de Ras El-Aïn.
Cette fois, les
usagers et notamment les habitués exigent que la direction des transports
définit une assiette et édifie une station normative et définitive avec des
arrêts pour tous les transporteurs avant de quitter Oran. L'exiguïté de la
chaussée a fait que plusieurs des transporteurs préfèrent garer dans les
petites ruelles adjacentes à la place du 1er Novembre, bien que ces pratiques
soient interdites.
Quant aux taxis
desservant la même destination, l'esplanade de la gare ferroviaire a été un
autre ratage de la part des responsables du secteur, étant donné que par son
caractère excentré, elle a été désertée par les usagers et, ensuite, par les
taxis, préférant se bousculer du côté du théâtre Abdelkader Alloula.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com