La douzaine de commerçants qui activent au centre-ville, entre gérants de
kiosques dans les allées Benboulaïd et d'autres activités à l'intérieur du
square Ahmed Bey, ont réagi à l'annonce par l'APC relative au futur aménagement
des lieux, qui devra «transformer ces lieux et en faire le coeur palpitant de
la cité». Ils ont entrepris, hier, des démarches auprès de la commission de
l'APW chargée de cet aménagement, sollicitant un report de «l'évacuation» pour
septembre prochain, tout en faisant des propositions de sites «adaptés à leurs
activités» .
C'est ce que nous ont déclaré les concernés, rencontrés dans les couloirs
de l'Assemblée populaire de wilaya, où ils étaient venus s'adresser au
président de la commission de l'aménagement du centre-ville et vice-président
de l'APW, Mouloud Mezaouda. Celui-ci confirme l'objet des démarches des
commerçants qui « souhaitent» leur maintien dans leurs locaux actuels
jusqu'après le prochain Aïd El-Fitr «pour voir venir, disent-ils, et aussi en
considération que c'est en période estivale qu'ils réalisent le plus gros de
leur chiffre d'affaires, et ceci non sans faire des propositions comme cela
leur a été demandé» .
Et notre interlocuteur de poursuivre que «l'APW, qui n'est pas partie
prenante dans l'affaire, accepte néanmoins de jouer le rôle d'intermédiaire
entre ces commerçants, d'un côté, et les deux exécutifs de l'APC et de la
wilaya, de l'autre» . Il ajoutera : «A priori et d'après les contacts
préliminaires que la commission a eus notamment avec le wali, nous croyons
avoir décelé auprès de ce dernier des dispositions à comprendre le point de vue
des commerçants concernant un report de la décision de libérer les lieux, ainsi
que leur position de refus de rejoindre le marché de Daksi».
En effet, dit-il, il est difficile de ne pas faire cas de leurs arguments
sur le fait que les échoppes du marché de Daksi, où sont implantés déjà plus de
700 marchands, ne peuvent valoir leurs locaux situés en des endroits
névralgiques d'un centre-ville qui ne l'est pas moins» .
Les commerçants, invités auparavant à faire des propositions, en ont donc
fait trois. La première est leur affectation à l'esplanade de l'avenue Kerkeri,
dont ils souhaitent la cession des locaux qui y sont prévus, surtout,
disent-ils, que l'APC y posséderait des magasins. La deuxième consiste à voir
le genre d'activités que prévoit l'aménagement du centre-ville et les
possibilités de s'y insérer en s'y adaptant. La dernière proposition consiste à
«vider» les lieux contre des indemnités, qu'ils comptent négocier avec les
autorités.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com