
En colère, la dizaine de propriétaires de locaux commerciaux situés dans la zone d'aménagement de l'hôtel Cirta (avenue Achour Rahmani Cherif, ex-Bardo), se déclarent victimes d'« une méprise » après avoir pris connaissance du montant « dérisoire » qui leur a été consacré en guise de dédommagement pour évacuer les lieux. « La somme d'argent qui nous a été accordée ne peut même pas régler une facture d'un véhicule de la basse gamme », se sont plaints les concernés. Ajoutant que l'expropriation des locaux en question doit obéir à une négociation entre les propriétaires et les autorités compétentes, « mais personne ne nous a consultés à ce sujet ». « Des bureaucrates ont fait leur petit calcul et établi un montant, puis on a été saisis par huissier de justice pour la notification de cette expropriation accompagnée d'une évaluation des biens totalement erronée », s'insurge l'un des protestataires.Un autre précisera qu'« un recours a été immédiatement adressé à qui de droit, au wali en l'occurrence, mais aucune réponse ne nous est parvenue (!') ». Plus affecté que d'autres, un père de famille nous dira que « sa bâtisse est composée d'un commerce au rez-de-chaussée et d'une résidence à l'étage supérieur, c'est là que je gagne ma vie et c'est là aussi que j'habite, et la somme qui m'a été accordée au titre de l'expropriation ne peut même pas assurer le coût d'un local commercial dans une nouvelle cité, où l'activité est généralement au ralenti dans ces cas-là ! Je vais habiter où ' Comment je vais faire pour gagner ma vie ' Si le but est de me ruiner, qu'on le dise clairement », s'est-il exclamé avec beaucoup de peine. « Les pouvoirs publics ne doivent pas user de la force pour nous spolier de nos droits », clame-t-on après avoir eu vent d'une procédure d'expulsion «manu militari» des lieux.Certains ont carrément juré qu'« ils doivent leur passer sur le corps s'ils veulent les chasser sans leur accorder un dédommagement raisonnable ».Pour rappel, l'aménagement de l'hôtel Cirta prévoit l'intégration des espaces occupés par cette dizaine de bâtisses, où l'on compte installer une piscine et des terrains de tennis… « Ce n'est, donc, pas une affaire d'utilité publique, l'expropriation est de caractère purement commercial, et l'on exige de négocier le dédommagement sous cet angle», estiment les concernés, plaçant ainsi la barre très haut. «Nous ne voulons pas nous opposer à une opération d'amélioration ou de modernisation de la ville, mais nous souhaiterions que les autorités soient attentives à nos revendications, somme toute fondées et logiques », a-t-on encore considéré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com