
Les bonnes intentions des pouvoirs publics qui tentent, à travers un nouveau dispositif procédurier, d'alléger la constitution des dossiers administratifs et faciliter le retrait des documents officiels, auprès des services de l'état civil, particulièrement, ne semblent pas convaincre la réticence des administrés. Ces derniers croient, fermement, que les vieilles mentalités ont la peau dure. «A quoi cela peut-il servir d'ouvrir les guichets des services de l'état civil, les samedis (ndlr, une récente initiative appliquée dans les communes d'El Khroub et du chef-lieu de wilaya), si l'on ne peut pas retirer des documents importants, ni les samedis, ni un autre jour de la semaine», nous ont déclaré, hier, avec dépit des citoyens qui tenaient à relever ce grave dysfonctionnement, dans la machine administrative. «J'ai déposé, depuis plus d'un mois, un dossier pour retirer un extrait de naissance ‘S12', et à chaque fois que je me présente au guichet concerné, on m'invite à revenir un autre jour. Ce n'est pas sérieux pour une administration qui veut se rapprocher du citoyen», nous dira un citoyen qui attend ce document, exigé dans la constitution du dossier de passeport. Ajoutant dans ce sens, sur un air de déception profonde qu'il ne voit, donc, aucune amélioration du service public. L'argument massue, à chaque avancée dans ce cas de situation, c'est le manque ou la pénurie des documents de l'état civil, une pénurie qui perdure. «Si, comme on le soutient, sur un plan local, il existe une rupture de stock en matière de documents de l'état civil et que les services concernés ont envoyé leur demande de dotation prévisionnelle, à temps, au service central du ministère de l'Intérieur, c'est que quelque part le ministère de l'Intérieur ou le ministère-délégué qui supervise cette initiative d'amélioration du service public doit réviser sa copie. Car, en l'absence d'un approvisionnement des services locaux, il se trouve, effectivement, à l'origine d'un blocage qui empoisonne la vie des administrés», nous dira notre interlocuteur. «Comment peut-on ignorer ou rester indifférent à une demande de dotation en imprimés officiels, usités en grande quantité par la population '», s'interroge-t-on.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com