Quel sera le sort des assiettes foncières ?
Le Centre d’Enfouissement Technique (CET) intercommunale d’El Ançor sera réceptionné avant la fin du mois de mars, apprend-on auprès de la Direction de l’environnement.
Les terrains s’étendant sur plusieurs hectares de ces décharges sont d’une valeur foncière considérable. Les «resquilleurs» du foncier commencent leurs supputations. L’assiette foncière de la décharge de Cap Falcon qui s’étend sur plusieurs dizaines d’hectares attise les convoitises de toutes parts. Sa proximité avec les investissements touristiques d’Aïn El Turck augmente sa valeur marchande et aussi l’appétit des nababs du foncier. Pour le moment, on apprendra de sources concordantes qu’elle sera annexée à la Zone d’Extension Touristique (ZET) d’Aïn El Turck. L’entreprise qui opère les travaux du CET a respecté les délais inscrits dans le cahier des charges et supputé à 7 mois, a déclaré notre interlocuteur. Pour rappel, le CET d’El Ançor jouit d’une capacité de traitement des ordures ménagères de 100 tonnes/jour. Il s’étend avec sa déchetterie sur une superficie de 30 hectares. Les concepteurs du CET ont donné la garantie de 20 ans pour son bon fonctionnement. L’enveloppe financière initiale du projet a été fixée à hauteur de 400 millions de dinars. D’autres rallonges budgétaires sont déboursées pour la réalisation de la route qui dévie le village d’El Ançor via les terrains agricoles de Sidi Mohamed Bénaouda ainsi que l’ouvrage d’art qui sera réalisé dans l’oued de Sidi El H’bib, mitoyen à l’ancien pont ottoman. Une fois que le CET sera opérationnel, la calamité écologique des décharges sauvages des communes de la Corniche oranaise (Aïn El Turck, Bousfer, El Ançor et Aïn El Kerma) sera ainsi éradiquée. Par ailleurs, l’association écologique locale l’ONZ attire l’attention des responsables sur le danger d’infiltration de la nappe phréatique par les lixiviats (jus des ordures ménagères).»La nappe phréatique n’est pas profonde. La profondeur des puits ne dépasse pas dix mètres à cet endroit. Nous sollicitons la direction de l’environnement et le maître de l’ouvrage, de bien tester l’étanchéité du CET avant la réception du projet. Dont acte», déclare le président de l’association.
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B.M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com