135 véhicules «clandestins» en fourrière
Le transport clandestin continue à prendre des proportions alarmantes dans la wilaya d’Oran... D’ailleurs, selon des sources responsables relevant du service de l’ordre public de la sûreté de wilaya d’Oran, nul ne peut se prononcer sur le nombre exact de transporteurs clandestins. Toutefois, la lutte con-tre ce phénomène a toujours été à l’ordre du jour dans ce service où des opérations «coups de poing» contre les transporteurs clandestins sont régulièrement enregistrées. Depuis le début de l’année, le service sus-cité a enregistré la mise en fourrière de 135 véhicules de transport clandestin, individuel et collectif, communément appelés «les hacharates». Il a aussi enregistré 633 infractions relatives à l’absence de l’assurance ainsi que des fausses assurances ou encore de faux documents du contrôle technique des véhicules de transport. Les 633 auteurs de ces infractions ont tous été présentés à la justice. Le même service a aussi débusqué 04 faux taxis. Il s’agit dans ce cas-là de véhicules servant au transport clandestin et dont les propriétaires utilisent des numéros de taxi fictifs ou des numéros déjà utilisés par un autre taxi. L’on notera parmi ces derniers, un taxi radié de la liste des transporteurs et qui continuait à utiliser son ex-numéro. Il est à souligner que lorsqu’un taxi utilise le même numéro de taxi dont le véhicule est semblable au sien, nul ne peut s’apercevoir de la supercherie.
Ce taxi ainsi que tous les faux qui circulent à l’intérieur de la ville d’Oran et les lignes interurbaines bernent les clients. Pour atténuer ce phénomène, le service de l’ordre public a lancé une nouvelle campagne de contrôle des taxis et leur a imposé de fixer sur les toits de leur véhicule une enseigne lumineuse portant l’insigne «taxi». Ceci réduira certainement le nombre de faux taxis, surtout ceux qui se contentaient de coller sur le toit de leur véhicule l’insigne «taxi» et l’enlevaient en fin de journée. Il faut savoir qu’une contravention de 800 Da sera infligée à tout taxi qui omettra de la fixer. Interrogé à propos de cette mesure, un taxi dira «une barre fixée sur le toit d’un véhicule, cela ne peut être que moche surtout sur un véhicule neuf, mais nous sommes obligés de nous soumettre à la réglementation, quant au problème des clandestins, nous autres taxis demandons toujours à ce qu’ils soient combattus par le service habilité, car ceux-ci nous volent nos clients et ne paient pas les impôts». Consulté à propos du même sujet, un transporteur clandestin dira: «Nul ne veut travailler dans le «noir» et dans l’angoisse continue de se voir prendre et de voir son véhicule mis en fourrière. Si nous sommes réduits à la clandestinité, c’est parce que les licences de taxi demeurent une faveur dont ne jouissent que les Moudjahidine. Nous autres jeunes sommes obligés de recourir à la location de licences auprès de ces Moudjahidine et de dépendre de leur humeur et de leur bonne volonté. Et nombreux sont ces jeunes ayant activé pendant des années avec ces licences dont les propriétaires ont, sur un coup de tête, décidé de les leur reprendre. Ces jeunes se sont donc convertis en transporteurs clandestins pour pouvoir subvenir au besoin de leurs familles». D’autres clandestins ajouteront «Il y a de nombreux jeunes qui ont été formés pour être taxi, sont titulaires de diplômes et attendent que cette licence leur permettant d’exercer. Parmi ces derniers, un bon nombre ayant acquis un véhicule par facilité, se retrouve sous le joug du remboursement des crédits et donc obligé de travailler clandestinement. Le transport clandestin est un phénomène de société qui n’est pas apparu fortuitement et si on veut le combattre, il faut avant tout revoir la politique du transport et celle de l’attribution des licences et des agréments».
Hafida B.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com