Les parents et les élèves délocalisés le mois dernier des sites de Sotraco et des autres bidonvilles du quartier Boudraa Salah et relogés au niveau de la nouvelle ville Ali
Mendjeli ne sont pas au bout de leurs peines.
En effet, dès la rentrée scolaire qui a suivi les dernières vacances, la
joie et l'allégresse procurées par leur nouvelle situation ont été de courte
durée, et ce, après l'apparition des problèmes de transport des enfants
scolarisés, aussi bien pour ceux inscrits dans leurs nouveaux quartiers que
pour ceux qui ont préféré poursuivre l'année scolaire dans leurs établissements
d'origine.
Les enfants appartenant à cette
seconde catégorie, notamment ceux qui ont choisi de poursuivre leurs études au
niveau de la cité Zaouche, ont fait part hier à la
radio régionale des difficultés auxquelles ils font face à cause de l'absence
du transport scolaire. « Les autorités qui ont promis au début de nous assurer
le transport entre la nouvelle ville Ali Mendjeli et
notre quartier d'origine nous ont oubliés ! », a constaté un élève du cycle
moyen. Une autre élève le relaie pour dire : « J'ai choisi de rester dans mon
établissement d'origine craignant qu'à Ali Mendjeli
le programme ne soit en avance sur le nôtre. Et puis, je me suis habituée aux
enseignants, à leur méthode de travail, etc. » Le problème de réadaptation à un
nouvel environnement a été également soulevé dans ces termes par une autre
élève : «J'avais craint de ne pouvoir m'adapter dans une nouvelle école. Et
même si j'avais choisi quand même de partir, il m'aurait fallu un temps pour
m'adapter alors que j'ai besoin de ce temps pour me consacrer à mes études. J'ai
préféré rester. Malheureusement, le problème de transport me cause beaucoup de désagréments».
A ce propos, une élève explique qu'elle rencontre beaucoup de difficultés et
éprouve de la fatigue car elle est obligée de se lever très tôt le matin. Et la
fatigue physique due aux déplacements se répercute sur ses facultés de
concentration et sur les révisions. «Nous sommes fatigués de nous lever très
tôt et nous demandons aux autorités de nous assurer le transport de la nouvelle
ville jusqu'ici et au retour», a-t-elle fini par dire.
Mais les vÅ“ux de ces apprenants ne semblent pas avoir été entendus par
les autorités puisque, dans le même temps et par le même moyen, à savoir la
radio, le président de l'APC d'El-Khroub,
M. Hemaizia, est intervenu pour annoncer que la
mairie a réquisitionné 6 bus de transport pour 400 élèves environ, originaires
du quartier de Boudraa Salah, qui ont été transférés
aux établissements scolaires d'Ali Mendjeli. Mais il
signale qu'il s'agit ici du transport intra muros au niveau de la nouvelle
agglomération. Cet élu a ajouté que ce nombre pourrait être augmenté en cas de
besoin. « Cette décision découle d'une réunion tenue dimanche dernier avec la
direction de l'ETC, et ce, en application des
instructions du wali. Et cette flotte de bus a été affectée au transport des
enfants des unités de voisinage 13 et 18 , a indiqué le maire en n'omettant pas
de signaler que le nombre global des enfants qui bénéficient actuellement du
transport scolaire au niveau d'Ali Mendjeli a atteint
environ 1100, à savoir 700 provenant des anciens contingents des habitants des
bidonvilles qui ont été délocalisés au courant de l'année passée et 400
représentant le nombre des enfants venant du seul quartier de Boudraa Salah. Ce dernier chiffre se décompose en 180
élèves du primaire, 150 du moyen et 40 du secondaire. Le transport de ce nombre
de 1100 élèves, a indiqué l'intervenant, est assuré par une flotte de 12 bus et
le wali a donné son aval pour augmenter ce nombre en cas de besoin.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com