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Algérie- La moitié des documents exigés au citoyen ne sont pas nécessaires



Algérie- La moitié des documents exigés au citoyen ne sont pas nécessaires
La moitié des documents exigés par les administrations algériennes aux citoyens ne sont pas nécessaires et ne sont pas prévues par la loi et les textes règlementaires. C'est le ministre de l'intérieur qui le dit.Les algériens ne râlent pas pour rien devant l'absurdité des exigences des administrations algériennes en matière de constitution des « dossiers ». Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, l'a confirmé, jeudi, à Oran, en admettant que nombre de documents administratifs exigés aux citoyens « ne sont pas nécessaires ». Mieux, le ministre de l'intérieur qui procédait à l'installation du nouveau wali d'Oran, Abdelghani Zaâlane, a chiffré à « près de 50 % des documents exigés du citoyen pour constituer les différents dossiers administratifs ne sont pas nécessaires". Le ministre admet clairement que les administrations n'en font qu'à leur tête en la matière. « Cette pléthore de documents ne figure dans aucun texte législatif, instruction ou arrêté", a-t-il affirmé. Ces exigences harassantes pour les algériens ne seraient pas le fait d'une politique mais de simples décisions d'individus. Selon M.Belaïz, « l'exigence de ces pièces administratives n'est que le fait d'individus". Le problème se pose différemment d'une wilaya à une autre tout en promettant que les documents non nécessaires ne seront plus exigés de l'administré. Il a promis des nouveaux textes pour alléger le nombre de documents exigés.
Des exigences absurdes
Le ministre a évoqué également les difficultés rencontrées avec l'administration par des citoyens qui ont eu des affaires avec la justice. Une réalité vécue par un journaliste qui a écopé d'une peine avec sursis dans un affaire de presse et qui s'est retrouvé avec un bureaucrate qui lui a exhibé une ordonnance date du Conseil de la Révolution (1971) pour lui expliquer qu'il n'a pas droit au passeport. « J'ai demandé à voir le texte, on me l'a monté. Je savais que ce texte datait mais je n'avais pas d'argument. J'ai fait remarquer que l'ordonnance parlait de condamnation ferme et que les peines en sursis ne privait pas le citoyen d'un passeport ». A demi-convaincu, le bureaucrate a demandé un casier judiciaire qui pourtant n'est pas prévu dans le dossier du passeport. Le ministre a rappelé que "l'établissement d'un passeport est un droit constitutionnel garanti à tous les Algériens y compris ceux qui ont commis des délits mineurs". Il a également considéré que le casier judiciaire ne doit pas être exigé lors de l'inscription à l'université. Les préposés aux administrations par incompétence ou par esprit policier ont tendance à multiplier les exigences de documents. C'est à eux que le ministre devrait s'adresser, les citoyens savent depuis longtemps que les exigences de certains administrations sont absurdes.
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