L’Entreprise algérienne de dessalement de l’eau de mer (EADE) a indiqué, vendredi dans un communiqué, que la production reprendra progressivement dans les prochaines heures au niveau de la station de dessalement de l’eau de mer de Cap Blanc à Oran, après un incident technique conjoncturel ayant entraîné l’arrêt préventif temporaire de l’unité.
L’intervention au niveau de la station, d’une capacité de production de 300.000 mètres cubes par jour, «s’effectue dans une maîtrise totale de la situation, avec la mobilisation de l’ensemble des moyens humains et techniques afin d’achever les procédures techniques programmées dans les plus brefs délais», a précisé la même source.
Celle-ci a tenu à rassurer la population en affirmant que la «station devrait ainsi reprendre progressivement son activité dans les prochaines heures, jusqu’au rétablissement de sa capacité maximale de manière sûre et stable».
L’EADE a également fait observer que cette perturbation, qui a impacté l’alimentation en eau potable dans certains quartiers de la wilaya d’Oran, «demeure conjoncturelle et limitée dans le temps».
L’entreprise a souligné que «le système de suivi et de contrôle technique a démontré son efficacité, en garantissant une intervention rapide et une bonne maîtrise de ce type de situation».
«Immédiatement après le constat du dysfonctionnement, le protocole technique d’intervention rapide a été activé», a ajouté la même source, relevant que «les équipes spécialisées relevant du groupe Sonatrach ont ainsi engagé, en coordination avec l’EADE et la Société nationale de génie civil et bâtiment (ENGCB), les opérations de diagnostic et de traitement conformément aux normes techniques et industrielles en vigueur».
Cet incident, bien que rapidement maîtrisé, met en lumière l’importance stratégique cruciale des stations de dessalement dans le paysage hydrique algérien. Face au stress hydrique croissant et à la raréfaction des ressources conventionnelles, des infrastructures comme celle de Cap-Blanc sont devenues des piliers de l’alimentation en eau potable des grandes villes côtières. Leur fonctionnement continu et fiable est donc un enjeu de sécurité hydrique, justifiant la mise en place de protocoles de surveillance rigoureux et l’intervention rapide d’experts, comme cela a été le cas avec la mobilisation des compétences de Sonatrach.
Au-delà de la réparation technique, cet épisode démontre l’efficacité de la coordination entre les différents acteurs publics du secteur.
La synergie entre l’EADE, le groupe Sonatrach et l’ENGCB a permis une prise en charge rapide et conforme aux normes, limitant ainsi la durée de la perturbation pour les habitants d’Oran.
Cette réactivité est un gage de confiance pour la population et conforte la stratégie nationale visant à sécuriser l’approvisionnement en eau, notamment à travers le programme de nouvelles stations de dessalement, destiné à renforcer encore davantage la résilience du pays face aux aléas climatiques et techniques.
Photo d'illustration: la station de dessalement de l’eau de mer de Cap Blanc (Aïn El Kerma/Oran). El Watan
Par Kaddour S.
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Posté par : akarENVIRONNEMENT
Ecrit par : Par Kaddour S. - 22 février 2026
Source : elwatan.dz du 22 Février 2026