La dernière réunion des éleveurs, qui a eu
lieu au siège de l'UNPA, a suscité des réactions de la part du directeur des
Services agricoles (DSA) M. Athman Houari qui a considéré que «les propos tenus
par des intervenants sont générés par des incompréhensions de procédures, quant
aux soutiens de l'Etat pour le développement de la filière lait et la
production animale. Il s'est excusé de ne pas avoir pris part à cette
importante réunion et que son substitut n'attendait pas ce genre de questions.
Cette déclaration a été faite, ce dimanche, lors de la réunion qu'il a
provoquée au siège de sa direction et qui a regroupé les subdivisionnaires de
l'agriculture, les représentants de la Chambre de l'agriculture, de
l'association filière lait, de l'office ONIL. Cette seconde rencontre était
nécessaire pour niveler certaines confusions, élaguer des contraintes et
remettre le débat sur le soutien de l'Etat sur son vrai contexte règlementaire
et législatif. A priori son intervention avait ciblé les points de discordes
abordés lors de la première réunion de la profession tout en se montrant
disposé pour une meilleure prise en charge des problèmes rencontrés par les
éleveurs, notamment ceux liés aux primes de collecte, de production et les
aides allouées par l'Etat au dispositif de l'insémination artificielle, de
l'aliment du bétail, des équipements et de tout l'environnement de la filière
lait. Prenant la parole à son tour le président de la Chambre de l'agriculture
de la wilaya d'Aïn Témouchent paraissait, quelque peu, mal à l'aise et devrait avoir
beaucoup de préoccupations et de problèmes à poser mais la sagesse a su comment
le retenir et s'est prononcé sur l'essentiel. Selon lui, il y a un grand
déficit de communication est à l'origine de la situation qui prévaut
actuellement.
Pratiquement c'est la première chambre où l'on voit M. Amamra
Mohamed, directeur de la chambre, prendre de la distance de façon claire par
rapport à ce qu'a dit le DSA. Regrettant quelquefois l'absence de dialogue et
de concertation, M. Amamra avoue que des éleveurs n'ont pas reçu de primes
depuis 4 mois alors que le DSA est informé sur un retard d'un mois. La
vulgarisation prônée par le DSA doit être perçue sur le terrain dit-il en
soulignant que le problème d'information persiste.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com