Gens de la profession et de l'union paysanne locale, viticulteurs et céréaliers, subdivisionnaires de l'agriculture et représentants de filières agricoles ont été conviés, mardi, à assister à une réunion de travail portant sur la vulgarisation des textes d'application du nouveau système dit «crédit sans intérêts», un programme dont la mise en route vient de démarrer timidement et en retard dans la wilaya de Aïn-Témouchent. La rencontre, présidée par M. Athmane Houari, le DSA, en présence du SG de l'UNPA et du président de la Chambre de l'agriculture, ainsi que du directeur de l'unité de la BADR, a eu lieu à l'ITMAS de Aïn-Témouchent.
D'après les explications fournies par les différents intervenants, le crédit de campagne sans intérêts n'est pas limité dans le temps et touche plusieurs créneaux d'activités agricoles et d'appui à la production et l'acquisition de matériels et d'équipement. Il est élargi aux domaines liés au repeuplement de hangars (cheptel), à l'arboriculture, à la multiplication des végétaux, animaux et autres.
Mais en décryptant tout ce qui a été dit comme préoccupations légitimes et doléances spécifiques des uns et des autres, toutes filières confondues, on s'aperçoit que le nouveau système de crédit sans intérêts, dès le départ, rencontre des obstacles. Le représentant de l'institution financière a spécifié que seuls les agriculteurs solvables seront pris en considération, car l'octroi de crédit est conditionné par l'assainissement préalable des situations vis-à-vis des domaines pour la jouissance, du fisc, des banques (CRMA et BADR).
Quelle est la masse d'agriculteurs solvables par rapport aux autres ? Le DSA répond: «Personne, ni vous ni moi, ne peut avancer un chiffre. Nous avions demandé à la BADR de nous fournir cette donnée». Pourquoi maintenant, au moment où il est question de lancer le nouveau système ? Dernièrement, les CRMA de la wilaya de Aïn-Témouchent avaient saisi des huissiers pour sommer les fellahs de payer leurs dettes. Au moins 1.000 cas sont concernés.
Intervenant dans le même sillage, le président de la chambre a indiqué «qu'au moins 50% des fellahs avaient cédé leurs terres en partenariat avec des particuliers». C'est sans doute cela qui a créé de véritables problèmes financiers et qui a fait qu'ils sont redevables envers les banques, la CASNOS, les domaines et le fisc. A priori, les fellahs ne partent pas sur le même pied d'égalité en ce qui concerne les avantages à tirer du nouveau système. Mais il semble que pour un début, il faut mettre à la disposition des agriculteurs solvables toutes les facilitations pour accéder au crédit sans intérêts et dans les meilleurs délais. Le directeur de l'unité de wilaya de la BADR a souhaité que la priorité soit donnée aux céréaliculteurs car la campagne est imminente.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com