Une fois n'est pas coutume, les meddahate, qui ont émerveillé des milliers de foyers d'Algériens lors des mariages, les fêtes familiales et autres circoncisions dans les années où la musique moderne n'existait pas, ont fait l'objet d'un hommage par la télévision nationale à travers l'émission télévisée intitulée «Saharat el-madina», où elles ont été honorées par ce geste qui est allé droit au cœur de ces artistes de la culture traditionnelle représentée par la troupe des meddahate qui tend à disparaître.
Une troupe chassée de la cour des fêtes par la musique moderne. Dans son numéro de vendredi dernier, l'émission a invité quelques meddahate pour les honorer. Certes, la présentation était de courte durée, mais le public algérien a découvert une facette de son patrimoine actuellement en voie de disparition. Ce groupe est constitué de femmes artistes d'Oran et de Aïn-Témouchent qui continuent à donner le meilleur d'elles-mêmes malgré les aléas du temps et le goût des jeunes. Ces artistes d'une époque passée ont résisté contre vent et marées et défendu cet art destiné en globalité à la gent féminine de l'Ouest algérien. Avec un mélange de musique raï et de paroles du terroir d'obédience bédoui, les chikhate Warda, Yamna et les autres ont rafraîchi pendant un laps de temps la mémoire des fans des meddahate qui, jadis, animaient les mariages traditionnels, les fêtes familiales et les autres cérémonies festives. Avec leurs instruments de musique de base, à savoir le violon, le galal, le tarret le bendir, ces femmes artistes, malgré leur âge, ont réussi à préserver la mélodie oranaise ancrée dans la culture traditionnelle. Elles ont profité de l'occasion pour adresser un message aux différents responsables de la culture pour leur permettre de pérenniser cet art ancestral qui tend à disparaître.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lesoirdalgerie.com