Oran - A la une

Ain Témouchent



Ain Témouchent
Les premières rencontres du nouveau wali qui ont donné de lui une avenante image n'ont pas été dans la suite de sa première sortie de reconnaissance à travers la daïra d'El Maleh.Ainsi en est-il, à titre illustratif, du choix de deux points qui donnent à craindre sur l'orientation de son action par son entourage et en conséquence de son éloignement de ce qui devrait être l'essentiel de son action, au regard des directives du Premier ministre en référence à la grave crise économique qui frappe le pays. Ainsi, Chabat El Laham, c'est vers une florissante EAI produisant un raisin tardif à 260 DA le kg que le wali a été dirigé, une manière de lui présenter le secteur agricole.Or, cette réussite n'est ni plus ni moins que de la spéculation sans impact pour la région, qui ne donne pas à manger à la grande masse, ni ne rapporte au trésor par le biais du fisc, ni n'exporte son raisin.Pourtant, les vendanges du vignoble de cuve battent leur plein actuellement, elles qui fournissaient à Témouchent en fiscalité une bonne part de son budget, et qui vivent des difficultés inextricables appelant l'intervention des autorités. Car, alors que la céréaliculture bénéficie de toutes les sollicitudes de l'administration, la vitiviniculture connaît un incompréhensible désengagement de la part des services agricoles.Pour d'aucuns, la question se pose alors de savoir ce qu'on fait localement de la nécessité clamée par le gouvernement de favoriser l'exportation hors hydrocarbures, le vin étant un produit d'exportation à forte valeur ajoutée. Le deuxième exemple d'esquive des réalités a eu lieu à El Maleh, où il a été donné au chef de l'exécutif de wilaya de visiter l'ancienne église d'El Maleh où des bambins, d'âge préscolaire, sont amenés par leurs mères pour l'apprentissage du Coran.Ce lieu de culte était précédemment aux mains de la direction de la Culture. C'était il y a quelques années, à un moment où ce secteur n'avait pas les moyens dont il dispose aujourd'hui pour exploiter pleinement cet espace. Le secteur des Affaires religieuses ne fait pas mieux alors qu'avec la multitude de mosquées, il a suffisamment d'espaces plus appropriés pour l'apprentissage du Coran.Or, El Malah ne dispose d'aucune structure pour les activités culturelles. Et pour ajouter du piment à la visite, un «citoyen» présent n'a pas trouvé mieux que de demander au wali la fermeture d'un restaurant-bar par delà de la rue. Interrogé pour savoir si sa clientèle causait quelque dérangement ' La réponse est non. «Mais vous savez, sa proximité avec des mamans qui passent ce n'est pas bien». Renseignements pris, le solliciteur en question était auparavant un client assidu du décrié antre du diable. C'est dire si M. HamouLahbib, le wali, devrait exiger de ne pas être mené en bateau par ceux qui lui tracent sa reconnaissance des lieux, auquel cas Témouchent aura à en pâtir.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)