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Aïn El Turck: Retour en force de l'informel la veille de l'Aïd



? A quelques jours de la fête de l'Aid El Fitr, le marché d'Aïn El Turck est envahi par une nuée de marchands activant dans l'informel, notamment les revendeurs de vêtements, de jouets et autres confiseries...Dans ce marché qui est déjà saturé depuis le début du mois sacré du Ramadhan, par des dizaines d'étals illicites , le moindre petit espace est squatté par de nouveaux revendeurs qui étalent à même le sol leur marchandise, en majorité des tee-shirts des pantalons et des sandales à des prix défiant toute concurrence.
Dans ce marché, les quelques rares espaces inoccupés avant le Ramadhan ont vite été squattés par des revendeurs de gâteaux orientaux, de poissons et autres étals de la viande provenant de l'abattage clandestin. Outre le marché, ces derniers jours du Ramadhan ; l'informel s'est réinstallé en force, spontanément, dans les rues et les boulevards de la municipalité d'Aïn El Turck. En effet, une multitude de revendeurs à la sauvette, proposant à la vente, toutes sortes d'articles ménagers, des vêtements, et de jouets, a fait son apparition dans des différentes zones de ladite municipalité, notamment aux abords du marché des fruits et légumes et sur les lieux publics. Située en plein c?ur de la municipalité côtière d'Aïn El Turck, la place 1er Novembre 1954 illustre parfaitement le sordide toléré, enfanté par la faune de l'informel qui défigure, ruralise et empeste, dans toute l'acceptation des verbes, cette partie de la wilaya d'Oran, appelée, comble de l'absurdité, à promouvoir le secteur du tourisme balnéaire.
Trottoirs, chaussées et esplanades, aucun espace n'est épargné par l'informel, grandement encouragé par la tolérance et l'impavide laisser-faire. «Les autorités locales s'en foutent royalement face au désordre qui s'est installé dans le temps et dans l'espace, à la faveur des activités illicites, exercées n'importe où et n'importe comment, par des revendeurs à la sauvette.
Il est déconseillé de les apostropher car ils s'estiment dans leur droit le plus absolu». Comme le ridicule ne tue point, nombre ces adeptes de l'illégal ont même poussé le bouchon en installant carrément de répugnantes échoppes sur les bas-côtés des routes et/où sur les trottoirs pour proposer à la vente des fruits de saison et même des produits alimentaires de qualité et de provenance douteuses.
En effet, selon le constat établi par ‘Le Quotidien d'Oran', des auvents sont installés autour des véhicules utilitaires pour étaler différentes marchandises sur les trottoirs des grandes artères où autrefois s'épanouissait la badauderie. Il ne s'agit plus du revendeur de tabac à la sauvette mais de véritables commerces illicites, qui imposent une rude concurrence aux établissements activant dans la légalité. « Ils font désormais partie du paysage. Nous avons vainement, à maintes reprises, adressées des requêtes aux responsables concernés pour mettre un terme à cette anarchie, qui nous cause d'énormes désagréments. Nous avons compris par la suite que l'informel est toléré, voire autorisé. C'est le comble et c'est plus qu'aberrant. Nous avons, bon gré mal gré, baissé les bras et rien ne nous étonne maintenant» ont déploré des commerçants du chef-lieu de cette daïra abordés à ce propos par ‘Le Quotidien d'Oran'.
Toujours est-il que la répugnance dans laquelle s'est embourbé, insidieusement, le prestigieux principal boulevard de la municipalité d'Aïn El Turck, a fait réagir d'anciens riverains, qui ont vécu son époque faste. Nos interlocuteurs ont évoqué, avec un pincement au c?ur, le temps où le flambé et la langoustine étaient servis le soir aux dîneurs sur les terrasses et ce, dans une ambiance conviviale, qui prévalait en ce temps, sur cette artère judicieusement illuminée, de la place du 20 Août 1956 jusqu'à à l'esplanade de Vassas, en passant par celle du 1er Novembre 1954. «Chacun des établissements de restauration longeant ce boulevard disposait d'une terrasse, adroitement embellie avec des tables nappées et garnies de bouquets de fleurs.
Des familles venaient s'y installer pour leur repas du soir avant d'aller voir un film à la salle de cinéma en plein air, qui existait à cette époque. Hélas ce lieu de spectacle été clochardisé, vandalisé pour être transformé en une échoppe puante» se sont indigné, sur un ton sarcastique, nos interlocuteurs.
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