Durement confrontés à une éprouvante disette financière, engendrée par la fermeture de leurs magasins, ayant été dictée par nécessité, fait loi et promulguée ainsi dans le cadre des mesures initiées par les autorités sanitaires et ce, pour tenter d'annihiler la propagation de la pandémie de Covid-19, les commerçants, installés dans les ex-locaux du Souk el-fellah, de la municipalité d'Aïn El Turck, ne semblent, à priori pas encore au bout de leur peine. Ils ont, en effet, une fois de plus exprimé, hier, au ‘Quotidien d'Oran' leur mécontentement contre ce qu'ils ont qualifié de «bureaucratie outrancière qui bloque lamentablement depuis des années la régularisation administrative de leurs activités». Les représentants de ces 30 commerçants, en activité dans les locaux de l'ex-Souk el- fellah, ont fait également remarquer «nous sommes las d'attendre ; depuis près de 20 ans, les responsables concernés, qui se sont succédé n'ont, toujours, pas tenu leurs promesses quand à la régularisation de nos activités commerciales. Chacun se rejette la balle sur l'autre, sans pour autant mettre un terme à cette situation qui tend vers l'indécrottable et s'enlise insidieusement dans une expectative absurde» avant de renchérir, avec une pointe de dépit «chacun des trente commerçants emploie au moins deux personnes, ce qui contribue grandement à endiguer le chômage à Aïn El-Turck et c'est donc ainsi que ce sont des centaines de familles qui parviennent, fort heureusement, à subvenir à leurs besoins». Il importe de rappeler que ces mêmes commerçants ont observé, l'année dernière, un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya d'Oran, pour revendiquer la régularisation de leur situation. Les trente commerçants mécontents, qui ont loué des magasins, en 2002, dans l'ex-Souk el-fellah d'Aïn El Turck, un bien domanial cédé à la concession à un privé, ont expliqué «d'être les victimes d'un vice de forme dans les règles élémentaires en vigueur, notifiées sur le code du Commerce». Les mécontents ont affirmé «s'être acquitté de manière régulière de leurs redevances en termes de location mensuelle auprès de l'ex-exploitant du Souk el-fellah et ce, depuis 2002. Pourquoi donc après 16 ans d'activité on nous taxe aujourd'hui de contrevenants. Nous estimons avoir été lésés durant près de deux décennies et nous revendiquons nos droits». Notons que certaines zones d'ombre subsistent dans la gestion de la concession de ce bien domanial, qui a été, rappelons-le, ravagé partiellement par un incendie, plus d'une année auparavant, qui s'est avéré finalement être un acte criminel, selon les résultats du rapport de la police scientifique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Boutlelis
Source : www.lequotidien-oran.com